L’Algérie s’apprête à mettre en service sa plateforme nationale de services numériques. Nommée Dzair Digital Services, elle doit servir de guichet unique pour les démarches administratives.
La haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, a donné une conférence de presse le lundi 11 mai. Elle a indiqué que toutes les phases techniques sont achevées. La conception, le développement, les vérifications et les tests de cybersécurité ont été réalisés. Les essais sur le terrain ont aussi été concluants.
Deux phases pilotes ont eu lieu entre mars et avril. Elles ont concerné sept secteurs ministériels. Les services ont été testés directement avec les citoyens sur des sites dédiés. Plus de 1 700 personnes ont participé. Les retours ont été globalement positifs. Les utilisateurs ont apprécié la possibilité d’obtenir des documents administratifs et divers services via téléphone portable ou ordinateur, sans déplacement.
La plateforme propose dans un premier temps 52 services numériques pour sept ministères. De nouveaux services viendront s’ajouter progressivement. La fiche familiale et le certificat de résidence sont prévus, selon Mme Benmouloud.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique à l’horizon 2030. L’objectif est d’intégrer les technologies de l’information et de la communication dans tous les secteurs. Dans le secteur public, il s’agit de rendre l’administration plus efficace, transparente et proche du citoyen.
L’adoption effective des services dépendra de plusieurs facteurs. L’accès à une connexion Internet abordable, la disponibilité d’appareils connectés (smartphones et ordinateurs), la qualité du réseau et les compétences numériques de base sont déterminants. L’Union internationale des télécommunications (UIT) estime le taux de pénétration de l’Internet en Algérie à 77,4 % en 2024. La Banque mondiale indique que 84,34 % de la population de plus de 15 ans possède un smartphone.
L’Algérie se classe à la 116ᵉ place mondiale selon l’E-Government Development Index (EGDI) des Nations unies, avec un score de 0,5956 sur 1 en 2024. Le pays se situe au-dessus des moyennes sous-régionale (0,5276) et africaine (0,4247), mais en dessous de la moyenne mondiale (0,6382).






