L’Algérie traverse une période difficile après son élimination en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Les Fennecs ont été battus par la Suisse. Depuis ce revers, Riyad Mahrez et plusieurs cadres ont quitté la sélection. Beaucoup d’observateurs réclament le départ du sélectionneur Vladimir Petkovic. Djamel Benlamri ne partage pas entièrement cet avis.
Benlamri, champion d’Afrique en 2019 avec l’Algérie, estime que les difficultés sont multiples. Il s’est exprimé dans l’émission Massae El Mondial sur Wassat TV. Il a d’abord évoqué l’aspect technique. Il a indiqué qu’il s’était désintéressé du travail de Petkovic après le Mondial. Il a ajouté que la fédération n’a fourni aucune information sur la situation contractuelle du sélectionneur. Le Bureau Fédéral a décidé de créer une commission pour évaluer l’entraîneur. Benlamri juge cette évaluation inutile. Selon lui, cinquante millions d’Algériens pensent que Petkovic n’est pas l’homme qu’il faut.
Pour ce qui est de l’aspect technique, cet entraîneur, je m’en suis lavé les mains depuis le Mondial. Mais pour ce qui est de la situation contractuelle qui relève de l’administratif, on n’a pas d’informations car la fédération n’a rien communiqué à ce propos. On sait juste qu’il y a eu une réunion du Bureau Fédéral qui a décidé de désigner une commission pour évaluer le sélectionneur. Je crois qu’il n’y a rien à évaluer. On est 50 millions d’Algériens à penser que cet entraîneur ne nous convient pas.
Benlamri a ensuite expliqué que le problème ne se limite pas à Petkovic. Il a pointé la désinformation comme un souci grave. Il a affirmé que le vrai problème est plus profond. Il a cité l’exemple du championnat algérien, qu’il juge plus préoccupant que la question de l’entraîneur. Selon lui, Petkovic finira par partir, soit par indemnisation, soit par résiliation à l’amiable. Il a estimé que tout le monde ne peut pas participer à des débats aussi importants.
Le problème actuel n’est pas que l’entraîneur. Le problème est cette désinformation. On peut penser que le problème principal est Petkovic mais ce n’est aucunement le grand problème. Le problème est plus profond en Algérie. Par exemple, ce qui se passe dans notre championnat est plus grave. Cet entraîneur va s’en aller. Que ce soit en le dédommageant ou en résiliant à l’amiable. Ce n’est pas tout le monde qui peut s’inviter à des débats de cette importance.
L’ancien international a également distingué deux catégories de personnes. Les premières aiment entendre la vérité. Les secondes la détestent, car affronter la réalité exige de prendre ses responsabilités et de travailler dur. Il a regretté que certains préfèrent des solutions temporaires. Benlamri a refusé de proposer des solutions lui-même. Il estime que ce rôle revient aux dirigeants, notamment au président de la Fédération, qui a été désigné pour guider le football algérien. Il a conclu que les solutions ne se trouvent pas sur les plateaux de télévision.
Aujourd’hui, on a deux catégories : il y a des gens qui aiment entendre la vérité et d’autres qui la détestent car affronter la réalité requiert d’assumer la responsabilité. Cela implique de travailler et de s’investir. Sauf que certains aiment les solutions provisoires. Je ne suis pas là pour donner des solutions aux problèmes. C’est aux responsables de le faire. Cela relève du rôle du président de la Fédération car il a été désigné pour trouver les solutions et amener le football algérien à bon port. Les solutions ne sont pas données sur les plateaux.





