La Banque africaine de développement a approuvé un financement de 878 millions de dollars. Ce prêt soutient la deuxième phase du projet ferroviaire en Algérie. Le tronçon relie Ghardaïa à El Meniaa sur 230 kilomètres. La ligne complète mesurera 495 kilomètres entre Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa.
Le conseil d’administration a validé ce montant le 13 juillet dernier. L’argent servira aussi à des aménagements intégrés et à un appui institutionnel. Le ministère algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base pilotera les travaux. L’Agence nationale d’études et de suivi des investissements ferroviaires sera chargée de l’exécution.
« À travers ce financement, la Banque africaine de développement accompagne l’Algérie dans la réalisation d’une infrastructure ferroviaire structurante, porteuse de transformation économique, de connectivité territoriale et d’intégration régionale », a déclaré Mike Salawou. Ce directeur du département des Infrastructures et du Développement urbain de la BAD a ajouté que la ligne rapprocherait les bassins de production des marchés. Elle améliorerait aussi la compétitivité logistique et créerait des possibilités pour les populations et les entreprises riveraines.
Le projet vise à désenclaver les bassins agricoles et miniers des collectivités traversées. La Banque estime une baisse des coûts et des délais pour le transport de marchandises. Les secteurs agricoles, agro-industriels, logistiques et du bâtiment devraient en bénéficier.
« Ce projet traduit la politique algérienne de diversification hors hydrocarbures, en reliant ses populations, ses mines et ses ports pour une exploitation optimale de ses ressources et la création de richesses », a indiqué Abdoulkader Dileita, responsable du bureau de la BAD en Algérie. Il a souligné qu’il s’agissait aussi d’un atout pour l’intégration régionale, renforçant la position de l’Algérie comme charnière entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.
Enfin, le programme comprend des formations pour les jeunes et les femmes dans les métiers ferroviaires, la logistique, le tourisme et l’artisanat. Plusieurs actions de développement économique local sont également prévues. La ligne doit aussi favoriser les échanges entre l’Algérie et les pays du Sahel.






