Air France ferme sa représentation au Mali, l’Algérie gagne du terrain

La compagnie Air France a annoncé le 15 juin la fin de sa présence à Bamako. Le courrier officiel précise une fermeture au 30 juin. La liaison entre Paris et la capitale malienne était suspendue depuis août 2023. Elle n’a jamais repris depuis cette date. Cette absence a coûté 65 millions d’euros à la compagnie française.

Les médias observent un recul de l’influence française dans la région. L’Algérie semble profiter de ce vide laissé par Air France. Le pays lance une offensive énergétique dans le Sahel. Un projet de gazoduc transsaharien est en discussion. Des partenariats se nouent avec le Niger, le Tchad et la Mauritanie. L’Algérie affiche aussi des ambitions technologiques dans la zone.

Cette situation modifie les équilibres régionaux. La fermeture d’Air France réduit les liaisons aériennes directes entre l’Europe et le Mali. Les voyageurs doivent désormais transiter par d’autres hubs. L’Algérie pourrait devenir une porte d’entrée alternative pour le Sahel. Ses compagnies aériennes et ses infrastructures gagnent en importance.

Les observateurs notent que cette évolution s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large. Les relations entre la France et le Mali se sont dégradées depuis 2020. Le retrait militaire français a précédé cette décision commerciale. L’Algérie, voisine du Mali, cherche à renforcer son rôle régional.

Le gazoduc transsaharien représente un enjeu stratégique majeur. Il pourrait relier les champs gaziers du Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie. Ce projet offrirait une alternative aux routes énergétiques actuelles. Les partenariats avec le Niger, le Tchad et la Mauritanie concernent aussi les ressources minières et les technologies.

Les ambitions technologiques algériennes incluent des investissements dans les télécommunications et le numérique. Le pays veut devenir un hub pour les services numériques au Sahel. Cette stratégie accompagne le déploiement économique et diplomatique d’Alger.

La décision d’Air France confirme une tendance observée depuis plusieurs mois. Les entreprises françaises réduisent leur exposition au Mali. Les acteurs régionaux, comme l’Algérie, comblent progressivement ce vide. Les conséquences pour les voyageurs et les économies locales restent à mesurer.

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