Deux événements récents fragilisent la justice pénale internationale. Les pays de l’Alliance des États du Sahel ont annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale. Le gouvernement américain multiplie parallèlement les pressions contre cette institution.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger composent cette alliance régionale. Ces États dénoncent un traitement injuste de l’Afrique par la CPI. Ils estiment que la Cour cible surtout des dirigeants du continent. Le retrait effectif prendra effet après un délai légal d’un an.
De son côté, Washington a pris des mesures concrètes pour affaiblir la Cour. Le président américain a signé un décret autorisant des sanctions contre son personnel. Le Congrès a aussi voté une loi menaçant de sanctions quiconque poursuit des citoyens américains ou israéliens.
Ces deux mouvements réduisent la portée de la justice internationale. La CPI fait face à une crise de légitimité et de financement. Plusieurs États africains ont déjà quitté l’institution ces dernières années. D’autres pourraient suivre sous l’influence des grandes puissances.
L’avenir de la Cour pénale internationale reste incertain. Les décisions de l’AES et des États-Unis créent un précédent pour l’avenir. La capacité de la CPI à juger des crimes de guerre s’en trouve compromise.






