AES-Russie : deuxième session des consultations diplomatiques à Niamey

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Russie se sont réunis le 8 juillet à Niamey. Cette rencontre constitue la deuxième session de leurs consultations diplomatiques. Les deux parties ont ouvert les travaux en saluant la tenue de cette réunion. Elle témoigne de leur volonté commune de dynamiser leur coopération.

Les chefs de la diplomatie du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont salué l’attitude de la Russie. Ils ont rappelé que Moscou a été le premier pays à reconnaître l’Alliance des États du Sahel après sa création. Les ministres ont noté une convergence de vues sur plusieurs principes. Ils sont attachés au respect de la souveraineté des États. Ils privilégient le dialogue pour régler les différends. Ils souhaitent promouvoir un ordre international plus juste et équilibré.

Le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, a présidé l’ouverture. Il a déclaré :

« La qualité d’un partenariat stratégique se mesure aussi dans sa capacité à produire des résultats concrets qui améliorent durablement la vie des populations et c’est précisément l’ambition que portent aujourd’hui la Confédération des États du Sahel et la Fédération de Russie. »

Le ministre russe Sergueï Lavrov a aussi pris la parole. Il a salué cette deuxième session. Il a exprimé sa conviction que les conclusions permettront d’atteindre des objectifs communs. Il a ajouté :

« Nous sommes unis par une coopération qui prône la nécessité de former un ordre mondial multipolaire juste et nous souhaitons que la coopération entre la Russie et l’AES donne un élan additionnel au renforcement de la souveraineté de nos États, l’élargissement de nos relations bilatérales et de nos relations sous le format multilatéral. »

Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques. La défense et la sécurité ont été saluées comme des domaines de progrès. Les deux parties ont exprimé le besoin de renforcer la coopération dans d’autres secteurs. Le potentiel reste important. Les médias ont été cités comme un exemple. Les deux parties jugent nécessaire de lutter contre la désinformation. Selon elles, certains pays occidentaux refusent de reconnaître les résultats obtenus par l’AES, notamment en matière de sécurité.

La session s’est achevée par l’adoption de documents. Un plan de consultations a été approuvé. Il couvre plusieurs domaines de coopération. Un mémorandum régira désormais ces consultations. Cette réunion marque une progression dans le partenariat entre l’AES et la Russie.

Précédent

Coupe du Monde 2026 : le Maroc, leader du football africain

Suivant

Lavrov à Niamey : nouvelles étapes de coopération Russie-Sahel