Le groupe bancaire sud-africain Absa Group a réalisé une émission obligataire sur la Bourse de Londres. Cette opération a permis de mobiliser 300 millions de dollars. Il s’agit d’obligations Additional Tier 1 (AT1), un type de titre réglementaire. C’est la première fois depuis cinq ans qu’une banque sud-africaine utilise ce marché. L’émission a rencontré un vif intérêt chez les investisseurs internationaux. La demande totale a atteint plus de 1,5 milliard de dollars. Ce montant représente cinq fois le capital recherché par le groupe.
Cette forte demande a permis à Absa d’obtenir des conditions financières améliorées. Le groupe a comparé ces conditions à ses prévisions initiales. Il les a aussi comparées à sa précédente émission AT1 en 2021. Il s’agit de la quatrième émission internationale de capital réglementaire pour Absa. Le groupe se présente comme la banque régionale la plus active sur les marchés internationaux.
Les fonds levés serviront à renforcer la base de capital en dollars américains. Ils permettront aussi de diversifier les sources de financement de la banque. Absa entend réduire ses futurs coûts de financement. L’opération vise également à maintenir sa présence sur les marchés internationaux. Enfin, elle établit une référence pour de futures levées de fonds offshore.
L’intérêt des investisseurs repose sur les solides performances financières du groupe. Absa a enregistré une hausse de 12 % de son bénéfice net en 2025. Son rendement des capitaux propres (RoE) a atteint 15 %. Le ratio CET1, un indicateur clé de solidité financière, s’est établi à 12,7 %. Ces chiffres proviennent du rapport financier annuel du groupe.
Les activités du segment Africa Regions ont particulièrement contribué à cette dynamique. Ce segment a vu son bénéfice net progresser de 51 % en 2025. Absa est présent sur plusieurs marchés africains. Le groupe revendique un portefeuille de 13,1 millions de clients.
Absa souligne aussi ses avancées dans la finance durable et la transformation numérique. La banque affirme avoir mobilisé 53,5 milliards de rands de financements durables en 2025. Elle a enregistré une hausse de 10 % des transactions numériques. Cette évolution s’inscrit dans un contexte d’accélération de l’adoption des services numériques en Afrique.






