Abandon scolaire des filles : un fléau au Nakambé

Une campagne de communication sur la scolarisation des filles se déroule dans les régions des Bankui et du Nakambé. Elle a lieu du 18 au 30 avril 2026. Son nom en mooré est « Kom-pugli kaoreng yõodo ». Cela signifie l’importance de la scolarisation des jeunes filles. Le projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD+) soutient cette action. La phase au Nakambé a débuté le 26 avril 2026. L’équipe du projet a rencontré des responsables locaux. Ces responsables viennent de la santé, de l’éducation et du gouvernorat.

Les échanges ont permis de comprendre le problème de l’abandon scolaire des filles. Plusieurs obstacles ont été identifiés. Les mariages forcés et les grossesses précoces sont fréquents. Le manque de ressources financières des parents pousse à privilégier les garçons. Les mauvaises fréquentations et l’orpaillage touchent aussi les filles. Ces facteurs entraînent une sortie précoce de l’école.

Nachor Sorgho est le directeur régional de l’enseignement secondaire. Il indique que les chiffres sont éloquents. Pour l’année scolaire, la région compte 34 918 garçons. Cela représente 43,53 % des effectifs. Les filles sont 45 310, soit 56,47 %. La scolarisation des filles est donc une réalité. Le problème est leur maintien dans le cursus. La déperdition augmente avec les classes. À partir du second cycle, la tendance s’inverse.

Tasséré Nacoulma est le secrétaire général de la région. Il confirme ce diagnostic. La région du Nakambé fait face à des défis sécuritaires. Les déplacements de populations compliquent la situation. Il faut prendre en compte les élèves déplacés. Des mécanismes variés sont nécessaires.

« Les filles sont tenaces, mais elles rencontrent de nombreux obstacles. (…). L’abandon est un fléau qui menace l’avenir des apprenants dans la région. »

M. Nacoulma souhaite que des solutions soient trouvées ensemble. Cela profiterait à la jeune fille et à toute la société. Il plaide pour élargir la campagne à d’autres communes. Il insiste sur les provinces du Koulpélogo et du Kourittenga. Il a assuré les responsables du projet de l’engagement de la région.

Le SWEDD+ est soutenu par la Banque mondiale et l’UNFPA. Il est mis en œuvre dans toutes les régions du Burkina Faso. La campagne de communication est une de ses composantes. Elle inclut des causeries-débats, des conférences et des plaidoyers. Des théâtres-foras et des émissions radiophoniques sont prévus. Des services gratuits en santé de la reproduction sont offerts. L’objectif est d’atteindre au moins 8 000 leaders communautaires. Au total, deux millions de personnes dans les deux régions sont visées.

Précédent

SNC 2026 : Ministres de la Culture du Burkina et du Niger visitent la foire

Suivant

Burkina : Abdoulaye Ki, de l'université à la maçonnerie