Zalissa Semdé a présenté sa thèse unique de doctorat le 2 juillet 2026. Le sujet portait sur l’esthétique et la symbolique des figures féminines en bois. Le travail s’intitule « Esthétique et symbolique des figures féminines sur bois au musée national du Burkina : approche ethno-esthétique ». Les professeurs Honorine Saré/Maré et Alain Joseph Sissao ont co-dirigé cette recherche. Le jury était présidé par la professeure Madeleine Konkobo/Kaboré.
La candidate est conservatrice au musée national. Elle a observé un nombre important de figurines féminines dans ce lieu. Elle a choisi d’étudier leur esthétique et leur symbolique. Son objectif était de comprendre les dimensions esthétique et symbolique de ces objets. Son hypothèse de départ était que ces figures ont des fonctions esthétiques et des significations symboliques.
La méthodologie combinait une revue documentaire et une enquête de terrain. Zalissa Semdé a analysé les sources spirituelles et symboliques des représentations. Elle a interprété les formes, les motifs et les signes géométriques. Cette analyse visait à découvrir les significations culturelles et spirituelles. Elle a aussi cherché à montrer que ces figurines révèlent les identités culturelles et artistiques des peuples. L’étude a porté sur une collection de plus de 2 000 figurines. Ces pièces incluent des poteaux sculptés, des statuettes, des poupées traditionnelles et des masques. Elles proviennent des groupes ethniques mossé, kouroumba, lobi, san, entre autres.
La thèse conclut que ces œuvres utilisent un langage formel puissant. Elles incarnent des concepts spirituels liés à la féminité, à la création et à la lignée. Ces figures ne sont pas de simples représentations. Ce sont des objets rituels dont la forme esthétique est inséparable de sa fonction religieuse. Leur rôle inclut la médiation, la protection et l’expression des valeurs sociétales. L’esthétique célèbre une beauté fonctionnelle, symbolique et spirituelle. Cette beauté est liée à la culture et aux valeurs des sociétés créatrices. Les objets mettent en lumière la femme dans ses rôles fondamentaux. Ils sont utilisés pour diverses pratiques rituelles. Ils montrent le rôle important de la femme dans la gestion des affaires sociétales au Burkina.
Le jury a salué la qualité scientifique du travail. La présidente a noté une structure générale satisfaisante et une bonne cohérence des parties. Le jury a estimé que la thèse contribue à valoriser un patrimoine artistique peu étudié. Elle améliore aussi la compréhension de la représentation féminine dans la culture burkinabè. Elle participe au développement des études culturelles. La présidente a ajouté que le travail s’inscrit dans une reconnaissance internationale du patrimoine africain. Il renforce la conscience patrimoniale.
La directrice de thèse, Pr Honorine Saré, a jugé le thème original et actuel. Elle a souligné la portée indéniable de l’étude.
“C’est un travail qui a été fait sur nous, c’est-à-dire un travail qui a été fait sur les expressions culturelles burkinabè. C’est très important, dans la mesure où il y a un aspect documentaire qui est mis en lumière mais aussi un côté scientifique. Elle a analysé des expressions culturelles traditionnelles avec des méthodes scientifiques, mais aussi avec des outils théoriques qui relèvent de la littérature et de l’anthropologie”, a-t-elle souligné.
Le jury a accordé la mention très honorable avec félicitations. Zalissa Semdé est devenue docteure. Elle prévoit de poursuivre l’exploration des éléments du patrimoine culturel.






