À moins de cent jours de la deuxième édition de Le Faso Digital 2026, une série présente les acteurs du numérique burkinabè. Cent personnalités sont mises en avant. Aujourd’hui, le portrait est consacré à Wendlassida Patrice Compaoré. Il est le responsable de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP). Cette institution accompagne l’innovation tout en préservant un environnement sécurisé. Patrice Compaoré est ingénieur en télécommunications. Il possède plus de vingt ans d’expérience en Afrique. Son parcours mêle entreprise, recherche et action publique.
Sa formation débute à l’Université de Ouagadougou avec une licence et une maîtrise en physique. Il intègre ensuite l’École Supérieure Multinationale des Télécommunications de Dakar. Il y obtient son diplôme d’ingénieur en télécommunications. Un Master II en physique appliquée complète son cursus. Patrice Compaoré poursuit actuellement un doctorat à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Cette double compétence en physique et télécommunications lui offre une vision des infrastructures numériques.
Sa carrière professionnelle débute dans des entreprises du secteur. Il travaille chez CONNECTEO Burkina, filiale du groupe Monaco Telecom et SkyVision. Il passe ensuite chez CFAO Technologies, puis chez Airtel Burkina Faso. Il participe au développement des réseaux et des services numériques. Patrice Compaoré devient Directeur du Développement à l’UAB. Ces expériences lui permettent de connaître les réalités techniques et économiques du secteur.
En juin 2022, il est nommé Secrétaire exécutif de l’ARCEP. Il prend alors la direction de cette institution stratégique. Ses actions portent sur plusieurs domaines :
- le développement des infrastructures numériques ;
- l’amélioration de la qualité des services offerts aux usagers ;
- la protection des consommateurs ;
- la gestion du spectre radioélectrique ;
- la promotion de l’innovation ;
- le renforcement de l’inclusion numérique ;
- la cybersécurité ;
- l’adaptation de la réglementation aux nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle et les satellites en orbite basse.
Patrice Compaoré mène aussi des travaux de recherche. En 2025, il publie un article scientifique sur les interactions entre les stations de base cellulaires et les modules photovoltaïques. Ce sujet relie télécommunications et énergies renouvelables. Il montre ainsi que la recherche peut améliorer les politiques publiques.
Il représente régulièrement le Burkina Faso dans des instances internationales. Il participe aux réunions de l’Union internationale des télécommunications, de l’Union postale universelle, de l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union panafricaine des postes, de la GSMA et du Colloque mondial des régulateurs. Ces rencontres permettent au pays de défendre ses intérêts dans le numérique.






