Le gouverneur de la région de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a visité le centre d’hémodialyse du CHUR de Dédougou le 6 juillet 2026. Il était accompagné des corps constitués. Cette inspection avait pour but de vérifier le fonctionnement de la nouvelle infrastructure sanitaire. Le gouverneur a également évalué les conditions de prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale.
Babo Pierre Bassinga a parcouru les différents services du centre. Il s’est informé sur l’organisation des soins et le fonctionnement des équipements. Il a aussi observé les conditions de travail du personnel soignant. Le gouverneur a salué le professionnalisme et le dévouement des équipes. Il les a qualifiées de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la santé. Il a souligné leurs efforts quotidiens pour offrir des soins de qualité.
Le gouverneur a rendu hommage aux plus hautes autorités du Burkina Faso. Il a reconnu les investissements réalisés pour renforcer l’offre de soins spécialisés. Le centre d’hémodialyse de Dédougou a coûté 262,5 millions de F CFA. Il est équipé de matériels de dernière génération. Selon Babo Pierre Bassinga, cette infrastructure traduit la volonté de l’État de rapprocher les soins des populations.
Babo Pierre Bassinga a rappelé une mesure importante. La caution de 500 000 F CFA autrefois exigée pour la dialyse a été supprimée. Les séances sont désormais entièrement gratuites pour les patients insuffisants rénaux chroniques. Les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans bénéficient aussi de cette gratuité.
La néphrologue responsable de l’unité, Dr Djéni Safiétou Ouédraogo, a présenté les capacités techniques du centre. L’unité dispose de 14 générateurs de dialyse. Douze sont fonctionnels et deux sont en réserve. Cela garantit la continuité des prestations.
« Nous prenons en charge 10 à 12 patients par séance. Chaque séance dure environ quatre heures et, avec trois séances par jour, le centre peut accueillir plus de 30 patients quotidiennement, soit une cohorte de 90 à 120 malades », a-t-elle expliqué.
Pour la spécialiste, l’ouverture de cette unité améliore l’accès aux soins spécialisés dans la région. Avant sa mise en service, les patients atteints d’insuffisance rénale terminale étaient évacués vers Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso. Ces évacuations entraînaient des coûts élevés et des risques importants. Elle estime que cette infrastructure soulage les malades et les équipes soignantes. Elle contribue aussi à réduire les décès liés aux évacuations tardives.
Des patients rencontrés ont exprimé leur satisfaction. L’un d’eux a expliqué que l’ouverture du centre lui évite de longs déplacements vers Bobo-Dioulasso.
« Cette proximité réduit les dépenses de transport, diminue les risques liés aux voyages répétés et lui permet de bénéficier du soutien quotidien de sa famille », a-t-il dit.
Un autre patient a affirmé poursuivre ses activités professionnelles tout en recevant ses séances de dialyse. Il a invité les populations à ne pas stigmatiser les personnes dialysées. Il a souligné que cette prise en charge ne constitue ni une fatalité ni un obstacle à une vie active. Il a exprimé sa reconnaissance aux autorités pour la réalisation de cette infrastructure.
Le gouverneur Bassinga a appelé la population à renoncer à l’automédication. Il a encouragé les consultations régulières dans les structures sanitaires. Cela permet de prévenir les maladies rénales, souvent diagnostiquées à un stade avancé. À l’issue de la visite, les autorités régionales se sont déclarées satisfaites du fonctionnement du centre. Elles ont réaffirmé leur engagement à améliorer l’accès aux soins spécialisés.






