Violences xénophobes en Afrique du Sud : un problème récurrent

En Afrique du Sud, des ressortissants étrangers subissent des attaques répétées. Des Ghanéens, des Nigérians et des Congolais ont vu leurs biens détruits. Des véhicules, des entrepôts et des magasins ont été saccagés par des Sud-Africains. Une chasse aux migrants est menée dans plusieurs villes. Johannesburg, Pretoria et Durban sont devenues des lieux dangereux pour eux.

Les migrants sont accusés d’avoir pris les emplois des nationaux. Le taux de chômage en Afrique du Sud atteint 32%. Pourtant, le gouvernement sud-africain semble peu réactif face à ces violences. Les autorités ghanéennes ont dû convoquer l’ambassadeur sud-africain à Accra. Des vidéos montraient des actes xénophobes contre des Ghanéens. Pretoria a réagi près d’un mois après les faits. Peu de cas de xénophobie ont donné lieu à des poursuites judiciaires.

L’Afrique du Sud compte plus de trois millions d’étrangers en 2025. Cette présence ne justifie pas les violences. Le gouvernement de Cyril Ramaphosa est critiqué pour son inaction. Des groupes anti-immigration défilent armés de bâtons et de fouets. Ces images ternissent l’image de la Nation arc-en-ciel. Pendant l’apartheid, les pays africains ont soutenu l’Afrique du Sud. Les attaques actuelles contredisent cet héritage.

Nelson Mandela, figure de la réconciliation, aurait désapprouvé ces dérives. Les violences xénophobes ont causé des centaines de morts en vingt ans. Le régime doit agir pour les faire cesser. Les Sud-Africains installés dans d’autres pays africains risquent des représailles. Les pays victimes de ces actes font preuve de retenue. Ils privilégient le dialogue et la paix. Les étrangers en Afrique du Sud doivent respecter les lois locales.

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