Vingt centres de visas américains resteront actifs en Afrique, dont Lomé

Lomé gardera un rôle central dans le réseau consulaire des États-Unis en Afrique. L’administration Trump prévoit de réduire de moitié le nombre d’ambassades et de consulats africains capables de traiter les demandes de visas. Actuellement, une cinquantaine de représentations assurent ce service. Seules vingt d’entre elles conserveront une capacité complète de traitement. Le Togo fait partie de ce groupe restreint.

Dans le nouveau dispositif, Lomé est aux côtés d’Abidjan, Accra, Dakar, Lagos, Nairobi et Johannesburg. Ces villes deviendront les principaux pôles pour les visas américains sur le continent. La mesure s’inscrit dans une politique migratoire plus stricte. Washington a renforcé les contrôles ces derniers mois. Les procédures de délivrance de visas sont devenues plus exigeantes. Des vérifications accrues ont été introduites. Certains demandeurs africains doivent désormais fournir une caution pouvant atteindre 15 000 dollars.

Cette décision intervient après un accroissement du rôle régional de l’ambassade américaine à Lomé. Depuis la suspension de certains services consulaires au Burkina Faso en 2025, les ressortissants burkinabè sont orientés vers le Togo pour plusieurs procédures de visa. Les demandeurs des pays exclus des vingt centres devront se déplacer vers l’un de ces pôles.

Le Togo poursuit par ailleurs ses réformes économiques. Le pays a été classé 15e mondial et 1er africain pour l’indicateur Création d’entreprises du Doing Business 2020. Il a amélioré l’exécution des contrats et le cadre juridique. Le commerce transfrontalier a bénéficié d’une numérisation des actes et procédures. Les délais d’importation et d’exportation ont été réduits. L’obtention de permis de construire a progressé de la 133e à la 127e place. Le raccordement à l’électricité et à l’eau a été facilité pour les entreprises. Le transfert de propriété a connu une amélioration notable depuis 2018. Le pays vise désormais à détrôner le Rwanda en tête du classement africain.

La passation des marchés publics a été professionnalisée et numérisée. Le cadre législatif a été assaini. Le paiement des impôts et taxes a été réformé avec des suppressions et des exonérations. L’objectif est d’offrir un cadre fiscal incitatif aux investisseurs.

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