Un homme qui a quitté le groupe djihadiste JNIM a livré des informations. Il a diffusé un message vocal sur une chaîne Telegram. Ce message évoque des rumeurs internes à l’organisation. L’homme se présente comme un ancien combattant. Il affirme que les autorités mauritaniennes soutiennent le groupe. Selon lui, Nouakchott ne ferme pas les yeux. Il accuse même la Mauritanie de financer des achats immobiliers. Ces acquisitions se feraient dans des entrepôts. Le transfuge ajoute que des composants de drones kamikazes transitent par le territoire mauritanien. Un ami européen serait impliqué dans cette filière.
L’homme parle aussi de la hiérarchie du JNIM. Il identifie le numéro deux du groupe. Il s’agit de Djoulaïba, le chef des opérations militaires de la katiba Masina. Le transfuge accuse Djoulaïba d’épargner des mécréants contre de l’argent. Il dénonce également les chefs de JNIM. Il les accuse de ne pas suivre l’islam. Il leur reproche une cruauté excessive. Par exemple, les voleurs dans les zones contrôlées par JNIM ne subissent pas l’amputation de la main. Ils sont directement exécutés. Cette pratique contredit la charia, selon le transfuge.
Ces révélations proviennent d’une source proche de l’IG Sahel. L’information a été partagée sur la chaîne Telegram « Departamente ». Le message a été relayé par des comptes spécialisés. Le transfuge a fui le groupe pour rejoindre l’IG Sahel. Il a livré ces détails dans un appel ordinaire. Les faits rapportés n’ont pas encore été vérifiés de manière indépendante. Ils jettent une lumière crue sur les pratiques internes du JNIM. Les relations entre le groupe et la Mauritanie méritent une enquête approfondie. La question du numéro deux reste un élément clé pour comprendre l’organisation.






