Hamadoum Abdoul Aziz, 25 ans, a participé à une attaque terroriste en mars 2026. L’opération visait une position des Forces combattantes à Diapangou. Le moment choisi était la rupture du jeûne du Ramadan. Les assaillants espéraient surprendre les soldats fatigués. Ils voulaient faire un maximum de victimes.
Le groupe comptait une trentaine de combattants. Leur chef leur avait ordonné cette mission. Après avoir rompu leur jeûne rapidement, ils ont lancé l’assaut à 18h20. Les Forces combattantes étaient pourtant vigilantes. Le combat a duré environ trente minutes. La plupart des assaillants ont été neutralisés. Plusieurs survivants ont été capturés vivants.
Hamadoum Abdoul Aziz fait partie des prisonniers. Il a été blessé à la jambe lors des combats. Les soldats ont saisi son arsenal complet. Il portait un fusil AK-47, un porte-chargeurs et quatre chargeurs pleins. Depuis sa capture, il dit regretter ses actes. Il affirme avoir compris son erreur.
J’étais tellement endoctriné que je ne pouvais plus imaginer qu’entrer dans un groupe où l’on ne fait que tuer des innocents ne peut jamais conduire quelqu’un au paradis. Je regrette beaucoup et je demande pardon à Dieu et à tous les Burkinabè.
Hamadoum Abdoul Aziz est originaire de la région de Fada N’Gourma. Il a rejoint le GNIM en 2023. Comme beaucoup de jeunes enrôlés, il a été séduit par des prêches répétés. Les terroristes promettaient le paradis à leurs recrues. Aujourd’hui, il reconnaît que cette promesse était un mensonge. Il dit vivre grâce au professionnalisme et à l’humanisme des Forces combattantes.
Cette affaire montre les mécanismes d’endoctrinement utilisés par les groupes armés. Elle illustre aussi la vigilance permanente des forces de sécurité burkinabè. Le mois de Ramadan n’a pas été une période de relâchement pour les soldats.






