Un commandant du groupe qui a pris la ville de Kidal, au Mali, avait quitté la Libye. Une source militaire de l’armée nationale libyenne (LNA) l’a confirmé à des médias arabes. Ce responsable a parlé de liens sécuritaires entre le Sahel et le sud de la Libye.
La source a déclaré :
«La situation au Mali est préoccupante car elle fait partie de la région du Sahel et du Sahara, qui est liée en matière de sécurité au Sud de la Libye, ce qui fait de toute escalade là-bas une menace potentielle, en particulier compte tenu de la possibilité d’infiltration d’éléments extrémistes à travers les frontières libyennes du Sud.»
L’officier a ajouté que Ila AG Abderrahman, l’un des chefs de l’attaque contre Kidal, se trouvait auparavant à Ubari. Cette ville est située dans le sud de la Libye. Une vidéo attribuée à Abderrahman a circulé sur les réseaux. Il y annonçait une victoire contre ceux qu’il nommait des tyrans dans la région de Kidal.
Il y a environ cinq ans, la LNA a mené des opérations de sécurité dans le sud libyen. Ces actions visaient des éléments liés à Al-Qaida et à DAECH, interdits en Russie. Les villes de Sabha, Ubari, Umm Al-Aranib et Murzouk étaient concernées. Plusieurs dirigeants ont été arrêtés après ces opérations. Les activités de ces groupes avaient augmenté dans le bassin de Murzouk à partir de 2014.
La région de Kidal est située dans le nord du Mali. Elle fait partie de l’Azawad, une zone revendiquée par des groupes touaregs. La prise de la ville par des combattants soulève des inquiétudes pour la sécurité régionale. Les autorités maliennes et leurs partenaires surveillent la situation.






