Une chercheuse burkinabè a présenté une thèse sur la pauvreté dans l’UEMOA. Julie Sandrine Bacyé/Sawadogo a soutenu ses travaux le 29 avril 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Son doctorat en sciences économiques compare l’aide publique et les transferts des migrants. L’étude porte sur les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Les résultats montrent des différences nettes entre ces deux sources de financement. L’aide publique au développement n’a pas d’effet significatif sur la pauvreté. Dans certains cas, elle pourrait même aggraver la situation des populations. Les transferts de fonds des migrants réduisent en revanche la pauvreté multidimensionnelle. Ces ressources sont utilisées pour des besoins essentiels comme l’alimentation ou la santé.
La docteure recommande de réduire les coûts de ces transferts. Des mesures fiscales adaptées pourraient y contribuer. Elle propose aussi d’orienter ces fonds vers des investissements productifs. Une réforme du ciblage de l’aide publique est également suggérée. Un meilleur suivi des interventions renforcerait leur efficacité.
La thèse a été dirigée par le Professeur Chérif Sidy Kane. La Docteure Salamata Traoré/Loaba a assuré la co-direction. Le jury a salué la rigueur de la recherche. Julie Sandrine Bacyé/Sawadogo a obtenu la mention très honorable.






