Le secrétaire général de la province de la Sissili, Baowinsida Bingo, a présidé la première session ordinaire du comité provincial de la transhumance. Cette réunion s’est tenue le 25 juin 2026 à Léo. Elle visait à valider un plan d’actions sur trois ans. L’objectif est de réduire les tensions entre agriculteurs et éleveurs.
La Sissili est devenue une zone de repli pour le bétail. Plusieurs régions d’élevage sont touchées par l’insécurité. Le cheptel se déplace donc vers cette province frontalière du Ghana. Cette situation accroît les risques de conflits fonciers. Le comité a validé une feuille de route pour structurer les interventions.
Baowinsida Bingo a insisté sur la sensibilisation des communautés. Il a demandé de libérer les pistes de transhumance obstruées. Il a salué le soutien du consortium Pro-Arides. Ce programme entre dans sa deuxième phase en Sissili.
Issoufou Ganou, secrétaire exécutif de l’observatoire national du foncier, a expliqué le contexte géopolitique. Il a noté que la province accueille un nombre croissant d’éleveurs. Il a déclaré :
« Plusieurs zones qui étaient jadis de grands espaces d’élevage sont aujourd’hui en proie à l’insécurité. On assiste donc à un repli du cheptel vers notre province, à la recherche de bons pâturages. Plus le nombre d’acteurs qui transitent ou s’installent dans la localité augmente, plus le risque de conflits s’accroît. Il vaut donc mieux outiller le comité dès maintenant ».
Le programme Pro-Arides est financé par la coopération néerlandaise. Il s’étend sur dix ans et comporte quatre axes. Ce sont la sécurité alimentaire, le pastoralisme, la sécurisation foncière et la recherche-action avec l’INERA.
Les communications techniques ont dressé un constat préoccupant. L’extension agricole, l’orpaillage et l’absence de bornage réduisent les pâturages. Ces facteurs provoquent des migrations forcées. La collecte de données numériques est entravée par la fin du projet Dinadanë.
Le chef peulh Moré a salué l’approche du comité. Il a déclaré :
« Je suis très content qu’on ait abordé la question de la sensibilisation entre éleveurs et agriculteurs. Si on continue à sensibiliser, beaucoup de choses vont s’améliorer et nous allons aboutir à des solutions ».
Le plan d’actions adopté prévoit l’achat de matériel informatique. Il inclut la formation des acteurs locaux. Il prévoit aussi la réouverture des pistes à bétail. Des concertations transfrontalières avec le Ghana sont également organisées. L’objectif est de prévenir les conflits ruraux.






