Togo : valoriser les ressources génétiques via Nagoya

Le gouvernement togolais souhaite mieux exploiter ses ressources génétiques. Il veut appliquer plus efficacement le Protocole de Nagoya. Cet accord international concerne l’accès aux ressources biologiques. Il prévoit aussi un partage équitable des avantages. Une réunion d’information a eu lieu le mercredi 15 avril. Elle s’est tenue à Lomé avec des chercheurs et des experts. Des acteurs institutionnels étaient également présents.

Le ministère de l’environnement a organisé cette rencontre. L’objectif est de renforcer la compréhension du protocole. Il s’agit aussi d’améliorer son application au niveau national. Les participants préparent les outils nécessaires à sa mise en œuvre. Le Togo a ratifié ce protocole en 2016. Il encadre l’accès aux ressources génétiques. Il définit les règles de partage des avantages. Ces ressources incluent les plantes, les animaux et les micro-organismes. Ils sont utilisés dans la recherche et l’innovation.

Malgré cet engagement, le pays manque de textes complets. Cette situation limite la valorisation de la biodiversité. L’inspecteur général de l’environnement, Konzao Essodina, a déclaré :

L’absence de textes juridiques, non seulement porte préjudice aux bioprospecteurs, y compris les chercheurs togolais, mais constitue également un manque à gagner pour l’économie togolaise.

La session de Lomé aide à élaborer le premier rapport national. Ce rapport portera sur l’accès et le partage des avantages. Il permettra d’évaluer les actions engagées. Il renforcera le cadre juridique et institutionnel. Le Togo a aussi lancé son programme national de financement de la biodiversité. Ce programme s’appelle BIOFIN. Il vise à mobiliser des ressources financières innovantes. Ces fonds soutiendront la conservation et la gestion durable de la biodiversité.

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