La pression fiscale du Togo atteindra 13,1% du PIB en 2025. Ce chiffre reste inférieur à la norme communautaire de 20%. Le pays a engagé un exercice de cadrage budgétaire à moyen terme. Cette planification s’étend sur trois ans. Elle projette l’évolution des recettes et des dépenses. Elle anticipe aussi le déficit et la dette publique.
À la différence du budget annuel, qui fixe les allocations pour un seul exercice, le CBMT offre une vision stratégique et garantit une cohérence intertemporelle entre nos politiques publiques et les moyens financiers disponibles pour y faire face.
Concrètement, il constitue un outil d’aide à la décision permettant de simuler les trajectoires de la dette et du déficit sous diverses hypothèses, de déterminer les niveaux d’investissement public compatibles avec la soutenabilité budgétaire et d’identifier les enveloppes stratégiques nécessaires à la mise en œuvre de nos priorités de développement, notamment celles inscrites dans la feuille de route
Ces propos sont d’Akou Mawussé Afidenyigba. Elle est Directrice de Cabinet du ministère des Finances et du Budget. La croissance économique est estimée à 6,2% pour 2025. L’inflation devrait se contenir à 0,4%. Les marges budgétaires demeurent cependant limitées. Le service de la dette publique représente un défi important. Il affecte les capacités d’investissement de l’État. Les autorités explorent plusieurs leviers pour accroître les ressources. L’élargissement de l’assiette fiscale est une priorité. Il s’agit de mobiliser de nouvelles sources de revenus. La digitalisation des administrations doit améliorer la collecte. La maîtrise des dépenses salariales est un autre enjeu. Ces dépenses représentent environ 7% du PIB. Les investissements publics se maintiennent autour de 6,6% du PIB. Cela équivaut à près de 458 milliards de francs CFA. L’objectif est d’orienter ces fonds vers des projets économiques. Ces projets doivent soutenir la croissance et l’emploi. L’environnement international présente des tensions. L’aide extérieure se contracte. Le Togo cherche à préserver sa crédibilité macroéconomique. L’amélioration du rendement fiscal est centrale. La mobilisation des recettes progresse depuis plusieurs années. L’Office togolais des recettes (OTR) enregistre de bonnes performances. Les recettes fiscales et douanières ont atteint 990,1 milliards FCFA en 2023. Cela marque une hausse de 14,5% sur un an. La dynamique s’est confirmée en 2024. Les recettes ont atteint 1098 milliards FCFA. Ce seuil dépasse pour la première fois les 1000 milliards. Le cadrage budgétaire jusqu’en 2029 repose sur trois axes. Le premier axe concerne la sécurité et la stabilité. Il inclut le renforcement des capacités de défense. Il prévoit aussi des filets sociaux. Le deuxième axe vise la cohésion nationale. Il passe par la décentralisation. Il cherche à réduire les inégalités. Le troisième axe est la transformation économique. Il nécessite des investissements ciblés. Ces investissements portent sur les infrastructures et l’agriculture. Ils concernent aussi la logistique et le numérique. Les autorités annoncent une sélection stricte des projets. Les investissements devront figurer dans le programme officiel. Ils nécessiteront des études techniques solides. Un financement devra être identifié au préalable. Le Togo occupe une bonne position dans le Doing Business. Il est 15ème mondial pour la création d’entreprises. Il est premier en Afrique sur cet indicateur. Le pays poursuit ses réformes pour améliorer l’environnement des affaires. Des efforts portent sur l’exécution des contrats. D’autres concernent le commerce transfrontalier. La numérisation des actes et procédures est en cours. Les délais d’importation et d’exportation sont réduits. Le pays a progressé sur l’obtention de permis de construire. Il est passé de la 133ème à la 127ème place. Des réformes facilitent le raccordement à l’électricité et à l’eau. L’indicateur de transfert de propriété montre une nette amélioration. Le cadre des marchés publics est en constant assainissement. La professionnalisation et la numérisation sont des priorités.






