Togo : un fonds de 655 millions FCFA pour les diplômés de l’IFAD

Au Togo, un accord a été signé le 2 juin 2026 à Elavagnon. L’Agence Éducation-Développement et l’Union européenne ont conclu ce partenariat. Le texte prévoit un fonds revolving d’un million d’euros. Cette somme équivaut à environ 655 millions de francs CFA. Le mécanisme finance l’installation des jeunes diplômés de l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD) en aquaculture.

Le fonds sera déployé sur cinq ans. Il doit lever un obstacle majeur pour l’entrepreneuriat aquacole : l’accès au financement. Un premier groupe de diplômés recevra des fonds pour développer ses exploitations. Les bénéficiaires rembourseront les sommes perçues. Ces ressources seront ensuite réinvesties pour soutenir d’autres diplômés. Ainsi, les 655 millions de francs CFA pourront servir à plusieurs générations de diplômés pendant la durée du projet.

Concrètement, le dispositif facilite l’accès aux ressources financières dans le secteur aquacole. Il accompagne les jeunes diplômés dans la création d’entreprises rentables et durables. Le fonds s’adresse aux anciens diplômés de l’IFAD-Aquaculture qui n’ont pas encore obtenu de financement. Il concerne aussi les futurs diplômés de l’établissement.

Sans ressources financières adaptées, des projets prometteurs risquent de rester à l’état d’idées, privant ainsi le pays de talents, d’emplois et de richesses dont il a pourtant besoin. C’est pour répondre à ce défi que l’Union européenne a décidé de soutenir la mise en place de ce fonds revolving.

Gwilym Jones, ambassadeur de l’UE au Togo, a prononcé ces mots. En complément du soutien financier, les bénéficiaires recevront un accompagnement complet. Des formations en gestion financière et en structuration d’entreprise sont prévues. Un suivi technique et entrepreneurial renforcera la viabilité de leurs activités.

À terme, le projet ambitionne de créer un mécanisme durable de financement pour l’entrepreneuriat aquacole au Togo. Selon les parties prenantes, il devrait permettre la création d’au moins cinquante nouvelles entreprises. Il générera plus de cent emplois durables. Une production annuelle supplémentaire de plus de cinq cents tonnes de poisson est attendue des jeunes entrepreneurs accompagnés.

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