Togo renforce la surveillance pour éviter le retour de la filariose

Le Togo met en place un nouveau système de surveillance sanitaire. L’objectif est d’empêcher la réapparition de la filariose lymphatique. Le ministère de la Santé a lancé ce projet jeudi 14 mai à Kpalimé. Le Programme national des maladies tropicales négligées (PNMTN) pilote l’opération.

Cette action intervient neuf ans après une reconnaissance importante. En 2017, le Togo est devenu le premier pays d’Afrique subsaharienne. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alors validé l’élimination de cette maladie comme problème de santé publique.

Le nouveau dispositif utilise des outils numériques connectés. Ces outils sont reliés au système national DHIS2. Les agents de santé recevront une formation renforcée. Le projet exploite aussi les plateformes sanitaires déjà existantes. Le financement provient du partenaire GLIDE, via l’OMS AFRO/ESPEN.

Deux districts pilotes ont été choisis dans la région des Savanes. Il s’agit de Tône et de Cinkassé. Les autorités sanitaires expliquent ce choix par la forte mobilité transfrontalière. Ces zones sont proches du Ghana, du Burkina Faso et du Bénin. La filariose lymphatique reste présente dans certains de ces pays voisins.

Les travaux préparatoires ont défini plusieurs procédures. La collecte des données est organisée. Des mécanismes d’alerte ont été établis. Des stratégies de réponse sont prêtes en cas de risque de réapparition.

La filariose lymphatique est une maladie parasitaire. Elle est transmise par les moustiques. Elle peut provoquer des complications invalidantes comme l’éléphantiasis et l’hydrocèle. Le Togo veut éviter tout retour de cette affection.

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