Le gouvernement togolais a lancé un recensement des entités de l’économie sociale et solidaire (ESS). L’opération est dirigée par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire. Elle vise à cartographier les structures actives sur tout le territoire national.
Concrètement, il s’agit de constituer une base de données. Celle-ci doit améliorer la connaissance du secteur. Les coopératives, les mutuelles, les associations à vocation économique et les groupements communautaires doivent remplir un formulaire en ligne. Le ministère de tutelle précise que les informations recueillies serviront à orienter les politiques publiques. Elles permettront aussi de renforcer les dispositifs d’accompagnement existants. Les besoins des acteurs seront identifiés.
Ce recensement prépare également de futures consultations entre les pouvoirs publics et les organisations du secteur. Ces échanges porteront sur la structuration, le financement et le développement des activités. Au Togo, l’ESS intervient dans l’agriculture, l’artisanat, la transformation agroalimentaire, les services et la finance inclusive. Le secteur contribue à la création de revenus et à l’insertion économique des populations, notamment des femmes et des jeunes.
Le Togo se classe 15e mondial et 1er africain sur l’indicateur Création d’entreprises du Doing Business 2020. Le pays poursuit sa dynamique de réformes. Des progrès sont attendus sur l’exécution des contrats, où le Togo a mis en œuvre de nombreuses améliorations. La numérisation des actes et procédures a facilité le commerce transfrontalier. Les réformes concernent la dématérialisation et la réduction des délais pour les importations et exportations.
Sur l’obtention d’un permis de construire, le Togo est passé de la 133e à la 127e place dans l’édition 2020. Une nouvelle série de réformes a été lancée pour progresser encore. Le raccordement à l’électricité et à l’eau a également été simplifié pour les entreprises. Le transfert de propriété est l’indicateur où le Togo s’est le plus amélioré depuis 2018. Le pays vise désormais le sommet africain, en détrônant le Rwanda.
La passation des marchés publics a été assainie grâce à la professionnalisation et à la numérisation. Le paiement des taxes et impôts a été simplifié, avec des remplacements, des suppressions et des exonérations. L’objectif est d’offrir un cadre fiscal incitatif aux investisseurs, dans le cadre de la téléfiscalité.






