À Lomé, les syndicats du secteur financier ont interpellé le patronat le 1er mai 2026. Les représentants du SYNBANK et du SYNASSUR ont demandé la suppression des contrats d’intérim. Ils jugent ces contrats précaires et inadaptés aux besoins du secteur.
La mobilisation s’est déroulée sous le thème du dialogue social. Employés et employeurs ont discuté des enjeux liés à l’évolution des banques et des assurances. Une marche a eu lieu dans la capitale, avec un arrêt au siège de BIA-Togo. Les syndicats y ont présenté leurs revendications.
Selon Awoula Yati Baba, secrétaire général du SYNBANK, le recours à l’intérim fragilise les travailleurs. Il pose aussi des risques pour la confidentialité des données financières. Baba a appelé à des réformes pour stabiliser les emplois et protéger les salariés.
Les syndicats ont également demandé la création d’un fonds de renforcement des capacités. Ils ont réclamé une meilleure application des textes sur l’Assurance maladie universelle. Ces mesures amélioreraient les conditions de travail et soutiendraient la montée en compétences des employés.
Le SYNASSUR a insisté sur le renforcement de l’éthique et du professionnalisme. Cela permettrait de limiter les risques de fraude et de conflits d’intérêts.
Le patronat, représenté par l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo (APBEF), a évoqué plusieurs défis. Il a cité la pression de l’inflation mondiale, la cybercriminalité et les contraintes de financement de l’économie.
Le Togo, 15e mondial et 1er africain sur l’indicateur Création d’entreprises du Doing Business 2020, poursuit ses réformes. Le pays a notamment amélioré l’exécution des contrats, le commerce transfrontalier, l’obtention de permis de construire, le raccordement à l’électricité et à l’eau, le transfert de propriété, la passation des marchés publics et le paiement des impôts.






