La filière cotonnière togolaise présente ses meilleurs résultats depuis plusieurs années. La Nouvelle Société Cotonnière du Togo a dévoilé ces chiffres. Le rendement moyen s’établit à 995 kg par hectare. Il était de 797 kg la saison précédente. Cela représente une progression de vingt-cinq pour cent. La production de coton-graine est projetée à 74 000 tonnes. Elle était de 60 000 tonnes l’an passé. Cette hausse atteint vingt-trois pour cent.
La campagnea mobilisé 74 000 hectares. Un peu plus de 68 000 producteurs ont été impliqués.
Il y a cinq ans, on était à peine à 600 kg à l’hectare. C’est quelque chose de très important pour nous
a indiqué Martin Drevon, directeur général de la NSCT. La campagne a pourtant connu un début difficile. Une sécheresse précoce a touché la région des Savanes. Les semis dans le nord ont été compromis. Le rendement y est resté autour de 850 kg par hectare. Les autres régions ont dépassé la tonne.
La situation actuelle contraste avec les années passées. La production avait fortement chuté après 2020. Elle était tombée à 46 549 tonnes. Plusieurs facteurs expliquent cette contraction historique. Le prix d’achat du coton-graine avait baissé. La pandémie de Covid-19 a perturbé l’approvisionnement en intrants. Le conflit russo-ukrainien a fait flamber le prix des engrais. Une infestation d’aleurodes et de jassides est survenue à partir de 2022. Elle a provoqué des pertes de rendement importantes. La concurrence du soja a aussi détourné des producteurs.
Les relations entre la NSCT et les producteurs s’étaient tendues. La Fédération nationale des groupements dénonçait un manque de transparence. L’absence de bonus de fin de campagne était aussi critiquée. Une amélioration s’est amorcée récemment. Le directeur de la production agricole, M. Yovogan, cite trois facteurs. Le recours à des produits anti-parasitaires spécialisés a été efficace. Il a permis de maîtriser les insectes ravageurs. La mobilisation de producteurs engagés a été déterminante.
ce sont 68 000 producteurs motivés à mettre en application les conseils des techniciens
a-t-il précisé. Les meilleurs producteurs atteignent 2,5 tonnes par hectare. Koussouwè Kouroufei, président de la FNGPC, en est un exemple. Il a récolté 37 845 kg sur 15 hectares.
Le maintien du prix d’achat à 300 FCFA le kilo est un autre facteur. Ce prix est stable depuis trois campagnes. Le sac d’engrais NPK est plafonné à 14 000 FCFA. L’État subventionne cette différence. Le coût de marché était pourtant plus élevé. Cette stabilité des prix a restauré la confiance. Le dialogue entre la NSCT et la FNGPC a repris. Les deux parties se sont retrouvées à Kara en octobre 2025. Le ministère de l’Agriculture a facilité cette rencontre.
Nos objectifs sont désormais communs. Chaque point de décision fait l’objet de réunions techniques conjointes
a expliqué Martin Drevon.
La NSTC affiche maintenant des ambitions fortes. Quelque 100 000 hectares sont déjà déclarés pour la prochaine campagne. L’objectif fixé est de 105 000 hectares. La feuille de route vise 150 000 hectares d’ici 2030. Elle prévoit 150 000 producteurs pour 150 000 tonnes. Ce niveau correspond au pic de production d’avant la contraction. La stratégie repose sur un recrutement annuel de 25 000 producteurs. Chacun cultiverait en moyenne un hectare. Le rendement visé est d’une tonne. La variété actuelle a un potentiel théorique de 3 tonnes. La marge de progression reste donc considérable.






