Le conseil des ministres s’est réuni mardi 26 mai à Lomé. Faure Essozimna Gnassingbé a conduit les travaux. Quatre décrets ont été examinés et adoptés.
Le premier décret crée l’École polytechnique de Lomé. Cette école fusionne l’École nationale supérieure d’ingénieurs et le Centre informatique et de calcul de l’Université de Lomé. Sa mission est de former des ingénieurs et des techniciens supérieurs. Les domaines couverts incluent le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique, les procédés industriels, les mines et la géologie. La formation mettra l’accent sur la pratique en laboratoire et les immersions en milieu professionnel. Le gouvernement souhaite ainsi adapter les offres de formation aux besoins du marché du travail.
Le deuxième décret supprime le visa d’entrée pour les ressortissants africains. Cette exemption est valable trente jours. Les voyageurs doivent posséder un passeport ou un titre de voyage reconnu et en cours de validité. Les contrôles d’immigration restent en place. Les autorités peuvent refuser l’entrée pour des raisons d’ordre public, de sécurité nationale ou de santé publique. Le gouvernement peut suspendre cette mesure pour tout État qui menacerait les intérêts fondamentaux du Togo. Cette décision vise à renforcer le rôle du Togo comme hub régional.
Le troisième décret concerne quinze chefs de canton. Leur désignation a été reconnue par voie coutumière ou par consultation populaire. La loi n° 2007-002 du 8 janvier 2007 régit la chefferie traditionnelle. Le chef de canton est reconnu par décret en conseil des ministres. Ces décrets confèrent une légalité à ces autorités traditionnelles.
Le quatrième texte examine le corps des agents des eaux et forêts. Ce projet de décret vise à moderniser et restructurer ce corps. Les objectifs sont d’améliorer l’efficacité opérationnelle, le maillage territorial et les capacités de surveillance. La protection des ressources naturelles et la lutte contre les infractions environnementales sont prioritaires. Le gouvernement fait face aux défis du changement climatique, de la déforestation et du braconnage.
Ces décrets s’inscrivent dans une politique de modernisation des institutions et de renforcement de la gouvernance publique. Le gouvernement poursuit ses efforts pour le développement du capital humain et la transformation de l’économie nationale.






