Le Togo et la France approfondissent leur collaboration judiciaire. Le garde des Sceaux togolais, Pacôme Yaovi Adjourouvi, a rencontré son homologue français Gérald Darmanin. La réunion s’est tenue le mercredi 13 mai 2026 à Paris. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines clés.
L’entraide judiciaire internationale a été un sujet central. Le partage de renseignements entre les deux pays a aussi été abordé. La coopération pénale transfrontalière figure parmi les priorités. La formation des magistrats togolais a été évoquée. La modernisation du système judiciaire du Togo a également été discutée.
À la fin des entretiens, Gérald Darmanin a réaffirmé le soutien de la France. Il a publié un message sur le réseau social X.
« Face au terrorisme et aux ingérences notamment, la France se tient aux côtés du Togo », a-t-il déclaré.
Cette rencontre s’inscrit dans la politique du président Faure Essozimna Gnassingbé. Il a fait de la sécurité nationale une priorité. La consolidation de l’État de droit est également un axe important. La diversification des partenariats internationaux complète cette stratégie.
Ce rendez-vous prolonge une séquence diplomatique récente. Le 23 avril 2026, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s’était rendu à Lomé. Cette visite était la première du genre depuis vingt ans. Elle faisait écho à la Nouvelle Stratégie du Togo pour le Sahel. Ce plan a été présenté le 18 avril 2026 à Lomé. Il a été salué par les pays de l’Alliance des États du Sahel.
Le renforcement du cadre judiciaire national est adossé à une nouvelle loi. Cette loi concerne la lutte contre le blanchiment de capitaux. Elle vise aussi le financement du terrorisme. Elle s’attaque à la prolifération des armes de destruction massive. L’Assemblée nationale a adopté ce texte le 27 février 2026. Il intègre les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Il tient compte d’une directive de l’UEMOA datant de 2023. La loi restructure la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
Sur le plan opérationnel, le Togo poursuit le déploiement de son dispositif antiterroriste. Ce dispositif est articulé autour de l’opération Koundjoaré. Cette opération a été lancée en 2018. Il comprend aussi le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). Ce programme mobilise 18 milliards de FCFA. Il bénéficie à 433 758 personnes vulnérables. Il est mené en lien avec les Nations unies et la Banque mondiale. Un autre projet, le COSO, complète ce dispositif. Il concerne la cohésion sociale des régions Nord du Golfe de Guinée. Il est financé par la Banque mondiale. Son financement total atteint 83 millions de dollars. Cela représente environ 50 milliards de FCFA. Une rallonge a été ajoutée pour la gestion des réfugiés.






