Le Togo a gagné vingt-quatre places dans le classement 2026 de Reporters sans frontières. Il occupe désormais le 97e rang mondial sur cent quatre-vingts pays. Cette progression de 4,53 points en un an lui permet d’intégrer le Top 100 mondial. Le score du pays est passé de 48,03 en 2025 à 52,56 en 2026. Cette performance intervient dans un contexte global de recul des libertés.
Au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, le Togo se classe huitième. Le Ghana occupe la première place régionale avec la 39e position mondiale. Le Cap-Vert suit à la 40e place, et la Gambie à la 46e. La Norvège conserve la première place mondiale avec 92,72 points. Les Pays-Bas et l’Estonie complètent le podium. La Chine, la Corée du Nord et l’Érythrée ferment la marche.
Malgré cette avancée, des difficultés subsistent. RSF note des défis économiques persistants. Le paysage médiatique togolais est diversifié, avec plus de deux cent trente médias. On y compte près d’une centaine de radios et une dizaine de chaînes de télévision. Les médias publics peinent encore à remplir leur mission de service public. La liberté de la presse reste liée au contexte politique. Elle est reconnue et garantie par l’État. Une loi adoptée en 2020 encadre le journalisme et garantit l’accès à l’information, sous réserve du secret-défense.
Aucun journaliste en activité n’a été tué dans le pays depuis le début de l’année. Le Togo poursuit par ailleurs ses réformes économiques. Il a amélioré son classement dans le rapport Doing Business 2020. Le pays est passé de la 133e à la 127e place sur l’indicateur d’obtention d’un permis de construire. Des mesures ont été prises pour faciliter le commerce transfrontalier, avec une numérisation des actes et procédures. Le transfert de propriété a connu des progrès notables. Le pays ambitionne de détrôner le Rwanda dans ce domaine. Des réformes ont été lancées pour maintenir cette dynamique. La passation des marchés publics a été assainie, avec une professionnalisation et une numérisation. Le paiement des impôts et taxes a été simplifié, avec des exonérations et une téléfiscalité. L’objectif est d’offrir un cadre fiscal incitatif aux investisseurs. Le Togo vise le sommet africain en matière de facilité de faire des affaires.






