Togo approuve une nouvelle stratégie pour la diaspora

Le gouvernement togolais a validé une nouvelle feuille de route pour la diaspora. Cette décision a été prise à Lomé la semaine dernière. Le précédent document datait de treize ans. L’objectif est de mieux organiser les apports des Togolais de l’étranger.

Le texte a été préparé avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations. La Banque africaine de développement a aussi participé. Le projet s’appelle SDE4R. Il vise à stimuler les investissements privés. L’entrepreneuriat et la résilience économique sont également ciblés.

Les autorités veulent orienter les fonds et les compétences vers des secteurs précis. L’agriculture, l’innovation et le financement de projets productifs sont prioritaires. Edem Komi Amoudokpo, directeur des Togolais de l’extérieur, a donné des précisions.

Il s’agit de planifier et structurer les interventions du gouvernement et de la diaspora dans le processus de développement de notre pays.

Un registre national de la diaspora a été lancé. Il permettra de recenser les profils et les capacités d’investissement. Selon les chiffres officiels, près d’un million de Togolais vivaient à l’étranger fin 2022. D’autres estimations évoquent 1,5 million de personnes.

Cette population contribue aux transferts de fonds. Elle investit dans l’immobilier, le commerce et la création d’entreprises. Le Togo s’inspire d’exemples au Maroc, au Sénégal et au Mali. Ces pays ont mis en place des dispositifs pour leur diaspora.

Le pays poursuit ses réformes économiques. Il était classé 15e mondial pour la création d’entreprises en 2020. Des améliorations sont aussi visibles dans l’exécution des contrats. Le commerce transfrontalier a bénéficié de la numérisation. Les délais d’importation et d’exportation ont été réduits.

L’obtention de permis de construire a progressé. Le Togo est passé de la 133e à la 127e place. Le raccordement à l’électricité et à l’eau a été facilité. Le transfert de propriété a connu une forte amélioration depuis 2018. Le pays vise désormais le sommet africain.

La passation des marchés publics a été assainie. La professionnalisation et la numérisation ont été renforcées. Le paiement des impôts et taxes a aussi été simplifié. Des exonérations et la téléfiscalité ont été introduites. Ces mesures visent à attirer les investisseurs.

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