Thèse de l’abbé Kiénou sur les professeurs catholiques au Burkina

Le 23 juin 2026, à 14 h 45, l’abbé Innocent Kiénou a présenté sa thèse à l’Université de Lille. Ce travail en sciences de l’éducation a été dirigé par les professeures Maria Pagoni et Valérie Melin. Le jury a accordé le grade de docteur à l’impétrant. Six membres composaient le jury, dont quatre en présentiel et deux par visioconférence. Le docteur Maxime Compaoré, du CNRST burkinabè, avait fait le déplacement pour assister à la soutenance. Sa présence a créé un lien entre l’université française et l’éducation catholique burkinabè.

L’assistance mêlait chercheurs, prêtres, religieuses et compatriotes burkinabè vivant en France. Cette diversité montrait l’intérêt à la fois scientifique et ecclésial de l’événement. La thèse porte sur les professeurs des écoles catholiques (PEC) du Burkina Faso. Elle examine leur professionnalisation, leur identité professionnelle et leur engagement dans un contexte de refondation de l’éducation catholique. L’enquête a recueilli 136 témoignages dans trois provinces ecclésiastiques. Les données ont été collectées en 2018 puis en 2021, malgré la crise sécuritaire et la pandémie de COVID-19. Cent vingt-deux PEC ont participé via 73 questionnaires et 49 entretiens. Quatorze entretiens ont été menés avec des responsables institutionnels.

Le modèle explicatif de la thèse articule professionnalisation, identité et engagement. La médiation institutionnelle y joue un rôle central. L’auteur montre que l’identité des PEC comporte une dimension religieuse spécifique. Cinq figures d’enseignants se dégagent de l’analyse : l’éducateur engagé, le pédagogue-expert, le praticien en construction, le professionnel en transition et l’éducateur-missionnaire. Trois hypothèses ont été vérifiées. Sept recommandations sont proposées autour de la formation, de la reconnaissance et de l’accompagnement des enseignants.

L’auteur a utilisé la figure de Soundiata Kéita pour structurer son exposé. Il a conclu en citant un enseignant interrogé en 2021. La thèse compte 768 pages, avec 1 266 pages d’annexes, soit 2 034 pages imprimées en cinq volumes. Le jury a félicité l’impétrant pour un travail jugé solide et abouti. Il a salué la qualité de l’exposé et la richesse des échanges. Cette soutenance offre une contribution à l’éducation catholique burkinabè. Elle vise à éclairer les ressorts de l’engagement des enseignants. Un professeur présent a déclaré que le drapeau du Burkina Faso avait été porté haut.

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