Les tenanciers des bars situés sur la plage du Golfe 1 à Lomé soulignent que leur présence est autorisée par les autorités locales. Leur installation a été réalisée en conformité avec les directives municipales et dans le cadre des efforts de décentralisation et d’amélioration de la salubrité publique. Ils expriment leur reconnaissance envers le maire, le gouverneur du Grand Lomé, les ministres concernés ainsi que les forces de sécurité qui assurent la protection des visiteurs.
Ces commerçants insistent sur l’absence de conflit direct avec les autorités et demandent simplement à être compris. Ils acceptent la nécessité de libérer les lieux, admettant que leur occupation était temporaire. Cependant, ils sollicitent un délai raisonnable afin de mener à bien plusieurs démarches indispensables. Ces démarches incluent la négociation avec les institutions financières pour le remboursement des dettes, la régularisation des paiements auprès des fournisseurs et l’organisation d’un départ ordonné sans provoquer de tensions sociales.
En outre, ils souhaitent identifier un nouvel emplacement pour poursuivre leurs activités et envisager une réorientation professionnelle pour les plus vulnérables. La demande est formulée dans un esprit de respect et de dignité. Ces hommes et femmes ont investi des ressources, travaillé assidûment et créé des emplois. Ils souhaitent éviter de repartir en laissant des dettes non réglées et des familles en difficulté.
« Nous souhaitons quitter la plage dans la dignité, » déclare Joachim Mensah.
Alors que la date limite fixée au 28 février approche, les tenanciers restent dans l’attente d’une réponse favorable. Ils adressent un appel direct au président Faure Gnassingbé, espérant préserver 744 emplois menacés par cette situation. Leur requête vise à garantir une transition équitable sans compromettre les moyens de subsistance de nombreuses personnes.






