Tabaski 2026 : des milliers de fidèles prient pour la paix à Ouagadougou

Le 27 mai 2026, des milliers de fidèles musulmans se sont rassemblés à la Place de la Révolution à Ouagadougou. Cette grande prière marquait la fête de l’Aïd el-Kébir, aussi appelée Tabaski. La cérémonie a réuni plusieurs autorités religieuses et politiques.

Le Mogho Naaba, chef traditionnel, a assisté à l’événement. Une délégation gouvernementale était conduite par Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ministre de la Communication, des Arts, de la Culture et du Tourisme. L’Église catholique était représentée par le Nonce apostolique, Mgr Eric Savoguidi, et par Mgr Prosper Kontiebo, archevêque métropolitain de Ouagadougou.

La Tabaski se célèbre 70 jours après la fête de Ramadan. Au Burkina Faso, cette année, elle a eu lieu le 27 mai. L’imam Abdallah Ouédraogo a officié la prière. Il a appelé les fidèles à promouvoir l’entraide, le partage et la cohésion sociale. Il a rappelé que le Burkina Faso est un pays multiculturel et multiconfessionnel. Musulmans, chrétiens et adeptes de la religion traditionnelle doivent œuvrer ensemble pour l’intérêt supérieur de la nation.

L’imam est revenu sur la signification du sacrifice du mouton. Selon les recommandations du prophète, la viande se répartit en trois parts. Une part pour la famille, une pour les proches et relations, et une autre pour les personnes démunies. Ce sacrifice n’est pas une obligation pour les musulmans sans moyens.

L’imam Abdallah Ouédraogo a invité les fidèles à intensifier les prières pour la paix et la stabilité du Burkina Faso. Il a insisté sur la nécessité de prier quelle que soit la confession religieuse.

Après la prière, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a pris la parole. Il a expliqué que la présence du gouvernement traduit l’attachement de l’État à la laïcité et au respect de toutes les confessions. Selon lui, la Tabaski doit être un moment de partage et de solidarité. Il a incité les fidèles à penser aux Forces de défense et de sécurité engagées pour la paix.

Le ministre a invité les Burkinabè à rester unis et vigilants face aux tentatives de division.

« Vous savez que les ennemis de la nation, les impérialistes, après avoir surfé sur plusieurs fibres, aujourd’hui c’est sur la fibre religieuse qu’ils sont en train d’actionner et espèrent, à travers la religion, nous diviser davantage. Ne nous laissons pas diviser, car l’intérêt supérieur de la nation burkinabè prime sur tout », a-t-il déclaré.

Il a exhorté les populations à préserver la sérénité et à rester mobilisées pour le retour de la paix.

Le Nonce apostolique, Mgr Eric Savoguidi, a salué la fraternité interreligieuse de cette célébration. Il a indiqué que cette fête rappelle la figure d’Abraham, père commun dans la foi. Son obéissance et sa soumission à Dieu sont une source d’inspiration pour les croyants. Mgr Savoguidi a félicité les responsables religieux pour leurs efforts en faveur du dialogue et de la consolidation de la paix. Il a formulé des prières pour les pèlerins du Hadj et pour l’ensemble du peuple burkinabè, afin que règnent la paix, la fraternité et la prospérité.

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