Les peuples africains demandent davantage de liberté et d’autonomie. Cette aspiration à la souveraineté gagne du terrain sur le continent. Abdoulaye Diallo, journaliste malien, analyse ce phénomène dans une émission récente. Il observe que les indépendances des États africains étaient souvent une façade. Les pays restaient soumis à l’influence des nations occidentales.
Les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel ont rompu avec la France. Ibrahim Traoré, Assimi Goïta et Abdourahamane Tchiani ont pris ce risque. Ils subissent désormais des attaques violentes. Affaiblir le Mali revient à fragiliser toute la région. Cette situation expose les limites de leur souveraineté.
La solution proposée par Diallo repose sur trois piliers. Il faut renforcer la société civile. Les citoyens doivent exiger des comptes à leurs dirigeants. Une coopération régionale solide est nécessaire pour protéger la souveraineté. Les populations doivent se mobiliser sans attendre.
Les leaders africains ne sont pas toujours en phase avec leurs citoyens. Les aspirations à l’autodétermination se heurtent à des contraintes politiques. La rupture avec la France a été un acte fort. Mais elle expose les États à des pressions sécuritaires et économiques. Les dirigeants doivent désormais gérer ces conséquences.
Le débat sur la souveraineté africaine reste ouvert. Il implique une redéfinition des relations internationales. Les citoyens attendent des actions concrètes. La mobilisation populaire devient un levier essentiel. Sans elle, la souveraineté risque de rester un concept vide.






