La participation de l’Afrique du Sud au sommet du G20 suscite des tensions. Donald Trump, dont le pays assure la présidence du groupe, a exclu Pretoria. Cette décision repose sur des accusations de violences contre des agriculteurs blancs. L’Afrique du Sud a toujours rejeté ces accusations.
Plusieurs pays membres du G20 ont relancé le débat. Le Brésil a pris position en faveur de l’Afrique du Sud. Luiz Inácio Lula da Silva a défendu son homologue Cyril Ramaphosa. Il l’a fait lors du sommet des progressistes à Barcelone, le 18 avril dernier.
«Nous allons nous battre, Ramaphosa, pour que vous puissiez vous rendre au G20 aux Etats-Unis, car le président américain n’a pas le droit de vous exclure du G20, puisqu’il n’en est pas le propriétaire.»
Lula a réitéré ce soutien en Allemagne, au Salon mondial de l’industrie manufacturière à Hanovre. Il a exhorté Ramaphosa à participer au sommet, malgré les tensions entre Pretoria et Washington. Cette position contraste avec le silence d’autres dirigeants.
La France a également exprimé son soutien à l’Afrique du Sud. L’ambassadeur français à Johannesburg a estimé que Pretoria, en tant que membre fondateur du G20, devrait pouvoir assister à toutes les réunions. Cependant, ce soutien semble ambigu. La France avait d’abord invité l’Afrique du Sud au sommet du G7 en juin. Mais face à la menace de boycott de Washington, Paris a invité le Kenya à la place.
Ce revirement interroge sur la sincérité du soutien français. La position de Pretoria pourrait changer si d’autres pays se joignent au Brésil et à la France. Mais pour l’instant, ces réactions restent isolées. Donald Trump ne semble pas vouloir revenir sur sa décision. Le sommet doit se tenir sur son terrain de golf en Floride. La situation demeure incertaine.






