Soum : les acteurs provinciaux veulent renforcer la cohésion sociale

La province du Soum a tenu sa deuxième session du Cadre de concertation provincial. La réunion s’est déroulée samedi à Djibo. Les participants ont examiné l’état de la cohésion sociale. Ils ont aussi identifié les problèmes qui affaiblissent le vivre-ensemble. Des recommandations ont été formulées pour la paix et le développement.

Le thème de la rencontre portait sur l’état des lieux et les défis. Le Haut-Commissaire Wend Nere Wilfried Tougma a présidé les débats. Étaient présents des directeurs provinciaux, des chefs de service et des responsables des forces de défense. Les autorités communales, coutumières et religieuses ont également participé. Des représentants des jeunes, des femmes et des personnes âgées étaient aussi là.

L’ONG CARE a présenté un exposé. Ce partenaire a soutenu l’organisation de la session. Ensuite, Benjamin Hien, directeur provincial en charge de la Famille, a parlé des enjeux de la cohésion sociale dans le contexte actuel.

Le Haut-Commissaire a invité chacun à s’exprimer librement. Il a demandé d’identifier les facteurs qui fragilisent le tissu social. L’objectif était de trouver des solutions consensuelles pour renforcer le vivre-ensemble.

Les représentants des communautés coutumières et religieuses ont pris la parole. Les jeunes, les femmes et les personnes âgées ont aussi donné leur avis. Un diagnostic partagé de la situation a pu être dressé.

Les participants ont reconnu que la crise sécuritaire et humanitaire a affecté les relations sociales. La solidarité et la confiance entre les populations ont été profondément touchées.

Plusieurs défis ont été mis en avant. L’intolérance, la stigmatisation et les discriminations religieuses ou ethniques ont été citées. La pauvreté, les préjugés et la faible mobilité des populations ont aussi été mentionnés.

Des difficultés liées au leadership ont été relevées. Au sein de la jeunesse, des rivalités et des ambitions individuelles créent parfois des divisions. Les participants ont aussi déploré des comportements individualistes et des pratiques qui nuisent au respect mutuel.

Pour faire face à ces problèmes, les acteurs ont préconisé plus de sensibilisation. Ils veulent promouvoir le pardon, la tolérance, le civisme et le patriotisme dans tous les secteurs de la province. Une plus forte implication des autorités coutumières et religieuses est recommandée. Ces autorités devraient jouer un rôle dans la prévention et la gestion des conflits.

Des activités d’intérêt communautaire sont aussi proposées. Elles visent à renforcer les liens de solidarité entre les populations. À la fin des échanges, les participants ont réaffirmé leur engagement pour une province unie. Le dialogue, la tolérance et la cohésion sociale doivent être les bases d’une paix durable et d’un développement inclusif.

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