Soudan : l’ONU alerte sur un risque d’atrocités au Kordofan

La guerre au Soudan dure depuis plus de trois ans. Elle oppose les généraux rivaux à Khartoum. Le peuple soudanais subit de lourdes pertes. L’ONU a récemment lancé une alerte. Elle concerne un risque imminent d’atrocités massives. La région du Kordofan est particulièrement visée. Les combats y gagnent en intensité.

Les Forces de soutien rapide (FSR) du général Hemetti affrontent l’armée régulière. Celle-ci obéit au général al-Burhan. Plusieurs sources signalent l’arrivée de renforts militaires importants. Les FSR cherchent à étendre leur zone d’influence. Leur objectif principal est la ville d’el Obeid. Cette ville est stratégique pour le conflit.

Les FSR assiègent el Obeid depuis des mois. L’assaut pourrait être imminent. L’ONU craint une répétition du scénario d’El Fasher. Au Darfour, les paramilitaires ont commis des massacres et des viols de masse. La prise de cette ville a été précédée d’un long siège. Les inquiétudes de l’ONU semblent donc fondées.

L’ONU remplit son rôle en donnant l’alerte. Mais la question se pose de l’efficacité des déclarations. Les belligérants ne semblent pas prêts à reculer. Les mesures coercitives font défaut. Les deux généraux rivaux veulent se détruire mutuellement. Les médiations depuis avril 2023 ont montré leurs limites.

L’ONU se limite souvent à des déclarations. Des actions concrètes seraient nécessaires pour la paix. Cette attitude ressemble à un aveu d’impuissance. L’embargo sur les armes est régulièrement violé. Les contrevenants ne subissent aucune conséquence. Les belligérants reçoivent des soutiens extérieurs. Les intérêts des parrains restent dans l’ombre.

Le peuple soudanais paie le plus lourd tribut. Il n’a pas demandé cette guerre. La révolution contre Omar el-Béchir a été confisquée. Les généraux aux ego surdimensionnés prennent le peuple en otage. Ils refusent obstinément d’entendre raison. Le conflit est aujourd’hui au bord de l’enlisement.

Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient polarisent l’attention internationale. Le Soudan semble livré à lui-même. La paix n’est pas pour demain. Les protagonistes croient en une victoire militaire. La diplomatie peine à trouver sa place. Les violences sexuelles, exécutions sommaires et tueries de masse se multiplient. Des dizaines de milliers de morts sont déjà comptés. Des milliers de déplacés aggravent la crise humanitaire.

L’Union européenne a appelé les FSR à cesser les massacres. Elle demande l’arrêt des violences ethniques et des attaques contre les civils. L’Union africaine reste atone. Les attaques de drones contre des écoles et des hôpitaux se multiplient. Ce silence ressemble à une démission. La violation des droits humains atteint des proportions inquiétantes.

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