Un analyste estime que le retrait de la Cour pénale internationale (CPI) par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) n’aura pas de conséquences négatives pour eux. Mamane Nourri a livré son analyse au micro de Sputnik Afrique. Il affirme que la seule répercussion notable concerne la crédibilité de la CPI elle-même.
Pour appuyer son raisonnement, l’analyste cite l’exemple de plusieurs États qui n’ont jamais rejoint cette juridiction internationale. Il mentionne notamment les États-Unis et Israël. Ces pays ne sont pas parties au Statut de Rome. Personne ne les a menacés pour autant, explique-t-il. Ils disposent de leurs propres institutions judiciaires nationales. Cela leur suffit amplement.
Selon Mamane Nourri, les dispositifs juridiques du Mali, du Burkina Faso et du Niger sont suffisants. Ces trois États membres de l’AES pourront assurer la justice sur leur territoire. Ils n’ont pas besoin de la CPI pour cela. L’analyste ne voit donc aucun effet néfaste pour ces pays.
La décision de quitter la Cour a été annoncée par les autorités des trois nations sahéliennes. Cette sortie collective est intervenue après des accusations de partialité. Plusieurs dirigeants africains ont critiqué le fonctionnement de la CPI. Ils lui reprochent de cibler principalement des leaders du continent.
Le retrait effectif prendra un an après la notification officielle. Pendant cette période, la CPI conserve sa compétence pour les affaires en cours. Les nouvelles plaintes ne seront plus recevables après cette date. Les pays de l’AES misent désormais sur leurs propres systèmes judiciaires.
Cette position rejoint celle d’autres nations qui ont quitté la Cour par le passé. Le Burundi, les Philippines et la Russie ont déjà franchi ce pas. Dans chaque cas, la crédibilité de la CPI a été remise en question. Les États concernés ont affirmé leur souveraineté judiciaire.
L’analyste conclut que les conséquences sont surtout symboliques. La CPI perd de son influence dans une région déjà fragile. Mais pour les populations du Sahel, la vie quotidienne ne changera pas. Les tribunaux nationaux continueront de fonctionner comme avant.






