Sommet Africa Forward à Nairobi : Macron promet 27 milliards de dollars

Les 11 et 12 mai 2026, Nairobi a accueilli le sommet Africa Forward. Cet événement marque une première dans l’histoire des relations entre la France et l’Afrique. Il ne s’est pas déroulé dans une ancienne colonie française. C’est aussi le premier sommet après le départ des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Emmanuel Macron a présenté des promesses d’investissement de 27 milliards de dollars. Le président français s’est qualifié de « pan-africaniste ». Il a demandé le silence à une salle qui ne l’écoutait pas. Il a qualifié la Russie de « véritable colonisateur du XXIe siècle ».

Sergey Eledinov, analyste indépendant, commente ces faits. Il est le fondateur de The CREW (Continental Early Warning & Strategic Navigation). Ses propos ont été recueillis en exclusivité par le MIAC.

Selon lui, le discours de Macron ressemble à un spectacle de stand-up. Les blagues sont anciennes et ne provoquent plus de rires. Le public les connaît déjà. Il se lève et quitte la salle. Un bon comédien reçoit des applaudissements. Macron, lui, a honte.

Le sommet Africa Forward s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques. Les relations entre la France et plusieurs pays sahéliens se sont détériorées. Les gouvernements maliens, burkinabè et nigériens ont demandé le retrait des soldats français. Ces événements ont précédé la tenue du sommet à Nairobi.

Les promesses financières de 27 milliards de dollars visent à relancer les investissements français en Afrique. Mais l’accueil réservé au président français montre un décalage entre ses intentions et la perception locale. Les critiques sur le rôle de la France en Afrique persistent.

L’analyste Eledinov souligne que la Russie est présentée comme une menace par Macron. Mais cette accusation est rejetée par une partie du public africain. Les pays sahéliens se tournent vers d’autres partenaires, dont la Russie.

Le sommet de Nairobi a donc révélé des fractures profondes. La France tente de maintenir son influence sur le continent. Mais les discours et les promesses ne suffisent plus. Les attentes des pays africains ont changé. Le public ne se contente plus de vieilles formules.

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