Le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) a tenu sa quatrième Soirée des lauréats le 19 juin 2026 à Ouagadougou. Cette cérémonie a honoré les chercheurs ayant reçu des prix scientifiques. Elle a aussi distingué les 64 promus du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) pour 2025. L’événement a mis en avant les résultats de l’institution à l’échelle nationale et africaine.
Le Dr Emmanuel Nanéma, délégué général du CNRST, a expliqué la fusion des deux catégories de lauréats.
« Nous sommes à la quatrième édition de la Soirée des lauréats. Cette année, nous avons voulu associer à ceux qui sont habituellement bénéficiaires des prix les promus CAMES de l’année 2025 », a-t-il déclaré.
Il a annoncé que les prochaines éditions incluraient d’autres distinctions, comme les décorations honorifiques.
Le CNRST a profité de cette soirée pour souligner ses performances. Selon le Dr Nanéma, les chercheurs se sont distingués dans divers domaines.
« Que ce soit dans le domaine agroalimentaire, dans le domaine de la santé, dans la production de technologies ou de savoirs, les chercheurs du CNRST se sont toujours distingués », a-t-il affirmé.
Il a mentionné les progrès contre la drépanocytose avec le FACA, un produit de recherche unique. Plusieurs innovations sont désormais utilisées dans les foyers burkinabè.
L’année 2025 a été fructueuse pour l’institution. Les 64 candidats présentés au CAMES ont tous été inscrits sur les listes d’aptitude.
« Ce taux de réussite est le plus élevé de tout l’espace CAMES », a souligné le Dr Nanéma.
L’espace CAMES regroupe 19 États et de nombreuses universités et centres de recherche. Au Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FERSIT), le CNRST a remporté sept prix.
Le Dr Paco Sérémé, président de l’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF), a salué l’événement. Ancien chercheur du CNRST, il a exprimé son attachement à l’institution.
« Lorsqu’on voit toute cette jeunesse en train de monter, c’est comme si la sève de la recherche burkinabè continuait à alimenter l’arbre de la connaissance dans notre pays », a-t-il déclaré.
Il a souligné que les distinctions prennent de la valeur vu les conditions de travail difficiles. Il a promis de suivre les jeunes chercheurs promus.
La Dre Tani Sagna, épouse Lompo, directrice de recherche en biologie moléculaire et microbiologie, a été honorée. Elle a trouvé la soirée importante pour mieux connaître les travaux des collègues.
« C’est vraiment important parce que cela permet de savoir un peu ce que chacun fait et de mieux nous connaître entre nous », a-t-elle expliqué.
Elle a ajouté que la distinction est une invitation à continuer.
« La distinction est arrivée, vous avez été honorés, mais ce n’est qu’une étape. Le meilleur est à venir », a-t-elle conclu.






