Société civile nigérienne condamne l’attaque de l’aéroport de Niamey

Des organisations de la société civile nigérienne ont fermement condamné l’attaque du 18 juin contre l’aéroport de Niamey. Le Collectif régional pour la sauvegarde de la patrie (CRSP) de Maradi et l’Association Droit et Développement (ADRODEV-Niger) ont exprimé leur rejet de cet acte. L’Agence nigérienne de presse (ANP) a rapporté leurs déclarations.

Le CRSP, qui rassemble 58 organisations, a qualifié l’attaque d’acte criminel. Selon le collectif, cette action visait directement la souveraineté nationale du Niger. Les auteurs de cette violence ont cherché à semer la peur. Ils ont tenté d’affaiblir la cohésion nationale. Leur but était de remettre en cause la détermination du pays à bâtir un avenir libre et prospère.

Le conseiller spécial du président nigérien, Elhadj Amadou Labo Maraya, a salué la réaction des forces de défense. Il a aussi félicité la population de Niamey pour sa bravoure. La mobilisation des habitants de Maradi a été soulignée comme un exemple de patriotisme. Tous se sont unis pour dire non à cette barbarie.

Grâce à la détermination de nos Forces de Défense et de Sécurité, et surtout à la détermination de la population de Niamey, l’ennemi était mis en déroute. C’est le lieu de féliciter toute la population de la ville de Niamey pour sa bravoure et son sens de patriotisme. […] Toutes nos félicitations à l’endroit de la population de la région de Maradi, qui s’est mobilisée comme un seul homme pour dire NON à cette barbarie.

ADRODEV-Niger a décrit l’attaque comme lâche et barbare. L’organisation a loué le professionnalisme des forces de défense. Elle a rappelé qu’il s’agissait de la deuxième attaque contre l’aéroport international Diori Hamani cette année. Cette attaque est survenue alors que le Niger commençait à recueillir les fruits de sa diplomatie internationale.

Le communiqué d’ADRODEV-Niger a souligné les visites d’État en Turquie et en Algérie. Le séjour du président béninois au Niger a aussi été mentionné. Ces événements ont créé un désarroi chez les parrains du terrorisme. Selon l’organisation, ces forces extérieures n’acceptent pas l’indépendance du Niger.

Les récentes visites d’État en Turquie, en Algérie, le séjour du président béninois au Niger ont créé un désarroi certain chez les parrains du terrorisme, qui n’arrivent pas à gober leur injection du Niger, un territoire qui faisait vivre leur pays.

ADRODEV-Niger a accusé des forces extérieures, notamment la France, de soutenir les activités terroristes dans la région. L’organisation a formulé des accusations sévères contre le président Emmanuel Macron.

Le 18 juin, les forces armées nigériennes ont repoussé l’attaque. Les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont été neutralisés. Vingt-deux assaillants ont été tués lors des affrontements.

L’Union africaine (UA), l’Algérie, le Bénin et la Russie ont également condamné cette attaque. Depuis plus de dix ans, des branches de l’État islamique et d’Al-Qaïda opèrent dans la région. Ces groupes déstabilisent le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

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