La 22e Semaine nationale de la culture (SNC) s’est ouverte le 27 avril 2026 à Bobo-Dioulasso. Des acteurs du livre se sont réunis sur le campus de l’Université Nazi Boni. Ils exposent des ouvrages et échangent avec le public. Mais ils regrettent une faible fréquentation sur ce site délocalisé.
Écrivains, éditeurs et libraires proposent des essais, des contes, des romans et des poésies. Joseph Landry Coulibaly, des éditions Mercury, constate peu de visiteurs. Il plaide pour une meilleure communication de l’événement et une orientation du public.
Jean Sylvanus Ouali, lauréat de la FILO 2025, estime que l’éloignement isole les auteurs. Il souhaite une intégration des activités littéraires au cœur du dispositif principal.
Malgré ces difficultés, les professionnels restent mobilisés. Wagnin Zerbo présente « Karfa, le manuel de l’émancipation », un essai sur la reconquête identitaire. Il affirme :
« La révolution progressiste populaire ne peut se construire que dans des esprits libres et conscients. »
Mahamadou Koanda propose « Prophétie : tuez Sankara, des milliers de Sankara naîtront ». Il revisite l’histoire politique du Burkina Faso. Il rappelle :
« Tant que les lions n’auront pas leurs historiens, les récits de chasse glorifieront toujours les chasseurs. »
Ousséni Nikièma, auteur de vingt publications, insiste sur l’importance de démocratiser l’accès au livre. Il déclare :
« Le livre doit quitter son statut d’objet élitiste pour devenir un outil du quotidien dans les familles. »
La librairie Hofio mise sur l’innovation avec une librairie mobile. Elle met en avant les ouvrages en langues nationales et les thématiques endogènes. Karambiri Adama, manager, explique :
« Nous voulons rendre le savoir accessible à tous, y compris à ceux qui ont été alphabétisés dans les langues locales. »
Les acteurs du livre invitent les festivaliers à soutenir la production locale. Wagnin Zerbo conclut :
« Les Burkinabè écrivent et produisent des contenus de qualité. Il est temps de valoriser notre propre littérature. »






