Le vendredi 5 juin 2026, Dakar a accueilli une cérémonie de fusion politique. Le parti Pastef-Les Patriotes a intégré plusieurs formations alliées. Des figures comme Habib Sy, Malick Gakou et Dame Mbodj étaient présentes. Ils ont officialisé leur ralliement au mouvement d’Ousmane Sonko. Cet événement marque une recomposition du paysage politique sénégalais.
Devant ses militants et les nouveaux adhérents, Ousmane Sonko a prononcé un discours structuré. Il a abordé les origines de son parti et ses valeurs fondatrices. Il a aussi fixé les ambitions politiques pour l’horizon 2029.
Sonko a d’abord raconté la genèse du nom Pastef. Selon lui, l’appellation est née d’une réflexion personnelle. Il a expliqué avoir proposé ce nom dès le début du mouvement. Ensuite, il a cherché la correspondance en français pour chaque lettre. L’identité du parti s’est construite avant sa formulation complète.
Le leader politique a insisté sur le socle idéologique de sa formation. Le slogan « Don de soi pour la patrie » résume cet engagement. Cette devise exprime un service désintéressé au pays. Elle structure encore aujourd’hui l’action du parti.
Sonko a rendu hommage aux militants de la première heure. Il a rappelé les épreuves traversées par le parti. Des tensions politiques fortes, des dissolutions et des épisodes judiciaires ont marqué son parcours. Son leader a été emprisonné, le récépissé confisqué, le parti dissout. Malgré ces difficultés, la base militante est restée soudée. Cette résilience a permis au parti de s’imposer sur la scène nationale.
« Le chef du parti a été emprisonné, le récépissé confisqué, le parti dissout, mais les militants ont tenu bon », a-t-il rappelé.
Sonko estime que cette résilience est un pilier de l’ascension de Pastef. Il décrit aujourd’hui son parti comme le premier du Sénégal.
Pour consolider le mouvement, Sonko a insisté sur l’élargissement de la base politique. Un parti moderne doit se structurer et s’ouvrir sans perdre son identité.
« Un parti doit s’agrandir. Nous devons avoir l’ambition de bâtir un véritable appareil politique, à l’image des grands partis internationaux, mais qui ne respire pas au nom d’un seul homme », a-t-il affirmé.
Il a plaidé pour une organisation fondée sur le mérite et l’engagement de terrain.
La cérémonie a aussi servi à annoncer la poursuite des adhésions. Selon Sonko, cette vague de ralliements n’est qu’un début.
« Beaucoup d’acteurs politiques souhaitent rejoindre Pastef. La coalition continue son travail, c’est un processus », a-t-il assuré.
Il a appelé ses militants à l’ouverture, à l’humilité et à la discipline.
Sonko a replacé son mouvement dans une perspective historique. Il estime que sa génération politique est engagée dans la consolidation démocratique du Sénégal. Il reconnaît les sacrifices des générations précédentes. Mais il considère que son camp n’a rien à envier à celles-ci en matière de combat politique.
Le leader a fixé le cap des prochaines échéances électorales. L’objectif est l’année 2029. Il veut transformer l’élan politique actuel en victoire durable.
« À Pastef, on adhère sans condition. Le cap, c’est 2029. Le plus important, c’est de réaliser le projet », a-t-il déclaré.
Il a relativisé les tensions post-présidentielles de 2024. Selon lui, l’essentiel était de faire passer le projet. Politiquement, il n’y a rien de grave. Il se dit même impatient de futures confrontations électorales.
Sonko a annoncé une phase de réorganisation interne. Cela passera par un congrès d’envergure tenu le samedi 6 juin. Il y aura aussi le renouvellement des instances locales et la vente de cartes de membres. Il a promis un événement d’ampleur internationale.
« Le congrès ne sera pas petit. Des personnes viendront du monde entier », a-t-il assuré.
Il a présenté la vague de fusions comme une étape préparatoire à ce rendez-vous.
En clôture, Sonko a affiché des ambitions électorales. Il a prédit une domination sans partage de son parti.
« Aujourd’hui, aucune élection ne doit se dérouler au Sénégal sans une razzia de Pastef », a-t-il lancé.
Il a souhaité la bienvenue aux nouveaux alliés, notamment Habib Sy, Malick Gakou et Dame Mbodj.
« Bienvenue dans votre maison, Pastef. Désormais, vous avez les mêmes droits et les mêmes obligations que n’importe quel militant du parti », a-t-il déclaré.






