Le Laboratoire de recherche et de formation en sciences du langage a ouvert un séminaire. Ce séminaire s’est tenu à Ouagadougou le 18 avril 2026. Il est organisé avec le Centre de recherche contre les discours de haine au Sahel. L’objectif est de déconstruire les discours de haine et de radicalisation. Ces discours circulent dans l’espace sahélien. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, parraine cette rencontre. Le professeur Abou Napon du LAREFOS est co-parrain.
Le thème général est l’analyse du discours et la lutte contre l’insécurité. Il concerne aussi la radicalisation au Burkina Faso. Des études à partir de données de terrain seront présentées. Le Dr Issaka Sawadogo est le coordonnateur du CRDH-SAHEL. Il explique la raison d’être de ce séminaire.
À tous les niveaux politique et institutionnel, les acteurs sont engagés dans la lutte contre le terrorisme. Mais il est essentiel de se poser la question suivante : quelle est la contribution des chercheurs, notamment en sciences humaines et sociales ? C’est dans cette optique que nous avons initié ce cadre de réflexion. L’objectif principal du séminaire est la déconstruction des discours de haine au Burkina Faso pour en tirer les pistes de solutionnement.
Il ne s’agit pas d’une simple réflexion théorique. Les chercheurs ont mené des enquêtes sur le terrain. Ils ont collecté et analysé des données. Les résultats de ces travaux sont présentés lors du séminaire. Les travaux s’articulent autour de deux composantes principales. Des panels sont animés par des spécialistes reconnus. Des étudiants en Master et Doctorat font aussi des présentations.
L’inspecteur général de police Emmanoël Kaboré a représenté le parrain. Il a qualifié le séminaire de très utile.
Dans la lutte contre le terrorisme, nous constatons que les individus engagés dans les groupes armés sont animés par une idéologie et des croyances. Ils pensent qu’il est légitime de tuer en raison de supposées récompenses. Il s’agit là d’une désinformation profonde. Ce séminaire, qui vise à déconstruire ces discours de haine, est donc salutaire.
La lutte contre l’insécurité ne repose pas seulement sur les forces de sécurité. La population doit aussi s’impliquer. L’appui du monde scientifique est indispensable. Les réflexions des laboratoires peuvent dégager des solutions concrètes. Un panel approfondira plusieurs sous-thèmes spécifiques. Le premier sous-thème est animé par le Pr Bernard Kaboré. Il porte sur les discours et la cohésion sociale dans une nation pluriethnique.
Le deuxième sous-thème sera développé par le Capitaine Judicaël Koné. Il est directeur de la communication de la Gendarmerie nationale. Ce sous-thème analyse la communication des groupes armés terroristes. Le troisième sous-thème sera analysé par le Dr Ousmane Paré. Il est directeur général de Filinfo TV. Ce sous-thème traite des discours et contre-discours face au jihadisme. Le séminaire réunit chercheurs et acteurs de la sécurité. Ils forment un front commun contre les discours de haine. Ces discours alimentent l’insécurité dans la région sahélienne.






