Le Lumen Field, rebaptisé Seattle Stadium par la FIFA, se distingue par son architecture en fer à cheval. L’extrémité nord reste ouverte intentionnellement. Cette ouverture offre une vue sur le skyline de Seattle et les montagnes de la Cascades Range. Inauguré en 2002, le stade accueille six matches du Mondial 2026. Quatre rencontres de poule, un seizième de finale et un quart de finale s’y déroulent. Le Groupe G y joue notamment la troisième journée. L’Égypte affronte l’Iran le 26 juin dans cette enceinte. La Nouvelle-Zélande y rencontre également la Belgique le même jour.
Seattle observe l’Égypte avec un intérêt bienveillant. Cette ville portuaire du Pacifique constitue un pont entre l’Amérique du Nord et l’Asie. La communauté érythréenne et éthiopienne y est parmi les plus importantes des États-Unis. L’Afrique de l’Est possède une empreinte réelle mais discrète dans la région. L’Égypte participe à la Coupe du Monde pour la première fois depuis 1990. Trente-six ans d’absence ont créé une génération qui n’a jamais vu les Pharaons en compétition mondiale. Mohamed Salah a pris sa retraite internationale en 2024. La nouvelle génération, avec Omar Marmoush, Mostafa Mohamed et Ahmed Hegazi, écrit désormais l’histoire.
La mémoire du football égyptien en Coupe du Monde reste complexe. En 1934, l’Égypte figurait parmi les premières équipes africaines à participer au Mondial. En 1990, en Italie, l’équipe a obtenu un match nul contre l’Irlande. Elle a perdu contre les Pays-Bas et l’Angleterre, mais sa présence comptait. Sous les gratte-ciels de Seattle et les neiges du Mont Rainier, les Pharaons reprennent leur place dans l’histoire. Le Groupe G, composé de la Nouvelle-Zélande, de l’Iran, de la Belgique et de l’Égypte, est l’un des plus équilibrés du tournoi. L’Égypte, outsider respecté, joue sa troisième journée à Seattle avec les espoirs du continent. Un résultat positif pouvait signifier la qualification pour les seizièmes de finale. Cet accomplissement serait inestimable pour une nation de retour après trente-six ans.
Seattle, avec sa culture musicale et son esprit de frontière, possède une ouverture naturelle au monde. Le vent du Pacifique s’engouffre par l’extrémité ouverte du Lumen Field. Il apporte quelque chose du large, comme l’Afrique qui arrive par la mer. L’Égypte a navigué jusqu’ici. La suite appartient à l’histoire.





