Samb’a Assurances a annoncé mardi 21 mai la création de sa filiale camerounaise. Cette société est la première entité entièrement dédiée à la micro-assurance dans la plus grande économie de la Cemac. L’entreprise avait été agréée par la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) en Afrique centrale.
La nouvelle structure, nommée Samb’a Assurances Cameroun, est basée à Douala. Son capital social dépasse 615 millions FCFA, soit environ 1,08 million de dollars. La compagnie veut rendre l’assurance plus accessible aux populations exclues des offres classiques. Elle compte 59 actionnaires engagés dans ce projet.
Samb’a Assurances prévoit de proposer des produits simplifiés à des coûts réduits. Les primes mensuelles débuteront à 3500 FCFA. Huit branches de micro-assurance ont été sollicitées par la société. La distribution reposera principalement sur le Mobile Money, les établissements de microfinance et les réseaux communautaires. Ces canaux visent à toucher les travailleurs du secteur informel, notamment les agriculteurs, les petits commerçants, les artisans, les artistes, les associations et les petites entreprises.
Cette implantation au Cameroun survient près de deux ans après le lancement des activités de Samb’a Assurances au Gabon, le 18 septembre 2024. La société avait alors débuté avec un capital initial de 610 millions FCFA. Le marché camerounais de l’assurance est en croissance. En 2024, le secteur a enregistré un chiffre d’affaires global de 288,7 milliards FCFA de primes émises, contre 274,6 milliards FCFA en 2023. La branche IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers) reste le principal segment du marché avec 190,3 milliards FCFA de primes, tandis que l’assurance Vie représente 98,4 milliards FCFA.
Au-delà du Cameroun, Samb’a Assurances prévoit également de s’étendre en République démocratique du Congo (RDC). Ce projet, annoncé en juin 2025, devrait s’appuyer sur des partenariats avec des institutions de microfinance et des opérateurs de téléphonie mobile présents dans le pays. Des discussions ont déjà été engagées avec le Fonds pour l’inclusion financière (FPM) autour d’un éventuel partenariat stratégique incluant une prise de participation et un appui technique.






