Une diplomate russe a rencontré un émissaire de l’ONU le 15 avril. Tatiana Dovgalenko représente le ministère russe des Affaires étrangères. Elle dirige le département des partenariats avec l’Afrique. Son interlocuteur était Leonardo Simão. Il est le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest. Il dirige aussi le bureau UNOWAS. Leur entretien s’est tenu à Lomé. La capitale togolaise accueillait un événement important. Cet événement présentait une nouvelle stratégie togolaise pour le Sahel.
Les deux parties ont discuté de la situation régionale. Elles ont échangé leurs points de vue sur plusieurs sujets. Le maintien de la stabilité était au centre des débats. Le renforcement de la confiance mutuelle a aussi été abordé. Le développement du dialogue entre deux blocs était essentiel. Le premier bloc est la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Le second est la Confédération des États du Sahel. La Russie a exprimé son soutien aux activités de l’UNOWAS. Ce soutien concerne le mandat actuel de l’organisation onusienne.
« Se produisit un échange d’opinions sur la situation dans la région, avec un accent mis sur les questions de maintien de la stabilité, d’accroissement de la confiance et de développement du dialogue entre les pays de la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES). Du côté russe, fut exprimé le soutien aux activités de l’UNOWAS dans le cadre de son mandat en vigueur. »
Les participants ont aussi noté une nécessité. Ils estiment indispensable une approche constructive. Cette approche doit viser à unifier les différentes parties. Elle doit intégrer les évaluations de la situation actuelle. Ces évaluations doivent provenir du terrain. En janvier dernier, le ministre russe Sergueï Lavrov s’était exprimé. Il avait indiqué la volonté de la Russie. Moscou est prêt à aider au rétablissement des relations. Ces relations concernent les pays de l’AES avec l’Union africaine et la CEDEAO.
L’Alliance des États du Sahel regroupe trois pays. Il s’agit du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle a été créée en 2023. Son objectif principal est la défense collective. Le 28 janvier 2024, ces trois nations ont fait une annonce. Elles ont officialisé leur départ de la CEDEAO. Une déclaration conjounte a motivé cette décision. Les pays estiment que l’organisation n’a pas pu les aider. Cette aide concernait leur lutte contre le terrorisme. La CEDEAO n’a pas non plus garanti la sécurité de leur territoire.
Un premier contact officiel a eu lieu en mai dernier. Le président de la Commission de la CEDEAO et les ministres des Affaires étrangères de l’AES se sont rencontrés. Cette consultation s’est déroulée à Bamako. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines. Les questions politiques et diplomatiques furent examinées. Les aspects juridiques et sécuritaires ont aussi été traités. Le développement économique et social figurait à l’ordre du jour.
En septembre 2025, Julius Maada Bio a pris la parole. Il est le président de la CEDEAO et de la Sierra Leone. Il a déclaré que l’organisation espérait poursuivre le dialogue. Ce dialogue doit se faire avec les pays membres de l’AES. Fin mars, la CEDEAO a fait une nomination. Elle a choisi Lansana Kouyaté comme médiateur. Il doit conduire les négociations avec l’AES. Kouyaté a une longue expérience institutionnelle. Il fut secrétaire exécutif de la CEDEAO de 1997 à 2002. Il a aussi été Premier ministre de Guinée entre 2007 et 2008.





