Tatiana Dovgalenko a pris la parole le 18 avril. La directrice du Département du partenariat avec l’Afrique représentait la Russie. La réunion s’est tenue à Lomé, au Togo. Des représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger étaient présents. Ces trois pays forment la Confédération des États du Sahel. L’événement concernait la nouvelle stratégie togolaise pour le Sahel. La diplomate russe a exprimé une position claire.
La Russie accorde une importance particulière au développement de la coopération avec les pays d’Afrique de l’Ouest. Fondées sur de longues traditions d’amitié, les relations avec le continent africain connaissent aujourd’hui une sorte de renouveau. Le renforcement de la coopération multiforme sera discuté lors du troisième sommet Russie-Afrique à Moscou.
Elle a évoqué des relations historiques et leur évolution récente. Le prochain sommet à Moscou servira de plateforme. Les discussions y porteront sur plusieurs domaines de coopération. La volonté russe se fonde sur des principes précis. Un partenariat d’égal à égal est recherché. Le respect mutuel et la souveraineté en sont la base. L’aide dans la lutte contre le terrorisme se poursuivra. Cette aide passe par le renforcement des armées nationales. Le soutien à la Force Unifiée de l’AES est aussi prévu.
Nous saluons l’intégration et les succès “sur le terrain” du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Nous soutenons nos amis sahéliens dans la lutte contre le terrorisme. Un autre axe important de notre action commune est la coopération économique et la mise en œuvre de projets sociaux.
Les progrès militaires des trois pays sont donc reconnus. Le soutien russe à leurs efforts est affirmé. La coopération ne se limite pas au domaine sécuritaire. Le développement économique constitue un autre pilier. La réalisation de projets sociaux est également visée. La Russie affiche une approche ouverte envers la région.
La Russie, qui entretient des relations constructives avec tous les États et toutes les structures d’intégration régionales [de l’Afrique de l’Ouest], est prête à contribuer de toutes les manières possibles à bâtir des ponts.
Les relations avec toutes les entités régionales sont maintenues. L’objectif déclaré est de faciliter les connexions. Cette annonce intervient dans un contexte géopolitique spécifique. Les pays du Sahel cherchent de nouveaux partenariats. La Russie apparaît comme un acteur diplomatique actif. Les modalités pratiques restent à préciser. Le sommet de Moscou offrira peut-être des éclaircissements. La coopération se développe sur des bases annoncées comme égalitaires. Les effets concrets sur le terrain seront observés avec attention. La situation sécuritaire au Sahel reste complexe. Toute aide extérieure influence les dynamiques locales. Les projets économiques et sociaux auront aussi leur importance. Leur mise en œuvre déterminera l’impact réel de ce partenariat. La position russe est désormais officiellement communiquée. Les prochains mois permettront de juger des actions.






