Romuald Wadagni a prêté serment comme président du Bénin. Il succède à Patrice Talon après l’élection du 12 avril dernier. La passation des charges a eu lieu le 24 mai à Cotonou. Une quinzaine de délégations étrangères assistaient à la cérémonie. Ce moment marque la fin d’un processus électoral long. De nombreux opposants ont été exclus de la compétition politique.
Patrice Talon quitte le pouvoir après deux mandats. Il a respecté la Constitution en ne sollicitant pas un troisième mandat. Cette décision est rare sur le continent africain. Sa gouvernance politique a suscité des critiques. Des opposants ont été emprisonnés dans le cadre de réformes controversées. Malgré cela, le Bénin a connu une alternance pacifique. Le pays est souvent présenté comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest.
Talon passe le relais à son dauphin désigné. Romuald Wadagni était un technocrate reconnu et un fidèle collaborateur. L’ancien président pourra désormais se retirer sereinement. Une révision constitutionnelle lui offre un siège au Sénat. Il pourrait même en devenir le président.
Le nouveau chef d’État devra faire face à plusieurs défis. La lutte contre le terrorisme est une priorité absolue. Wadagni a déjà montré des signes d’ouverture envers les pays voisins. La coopération régionale est essentielle pour vaincre l’insécurité. Sur le plan interne, le président devra apaiser les tensions. La libération des prisonniers politiques comme Joël Aivo et Recckya Madugu est attendue. Pour réussir, Wadagni doit s’affranchir de l’influence de son prédécesseur. Patrice Talon entretenait des relations difficiles avec ses voisins et réprimait ses opposants.
La population jugera le nouveau président sur ses actions concrètes. Sa capacité à imprimer sa propre marque déterminera la qualité de son mandat. L’avenir dira s’il parviendra à relever ces défis.






