Réunion régionale sur la nutrition infantile à Lomé

La ville de Lomé accueille depuis le 11 mai une rencontre régionale. Cette réunion porte sur la nutrition et la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le Groupe de la Banque mondiale collabore à l’organisation de ces travaux. Des représentants gouvernementaux, des partenaires techniques et financiers, des acteurs privés et de la société civile y participent.

Les échanges dureront trois jours. Ils concernent les défis de la nutrition infantile et du développement des jeunes enfants. Une attention particulière est donnée aux 2000 premiers jours de vie de l’enfant. Cette période est déterminante pour sa croissance et son avenir. Les discussions abordent la lutte contre la malnutrition et le renforcement de la santé maternelle et infantile.

« Cette conférence se tient à un moment charnière. Le conclave ministériel devra surtout répondre à une question essentielle : comment mobiliser durablement et de façon coordonnée les ressources nécessaires pour financer la nutrition et le développement de la petite enfance ? », a précisé le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, Tony Verheijen.

La rencontre de Lomé a lieu dans un contexte de défis nutritionnels importants dans la région. Selon les données présentées, près d’un enfant sur trois souffre encore de retard de croissance en Afrique de l’Ouest et du Centre. Environ 65 millions de femmes sont touchées par l’anémie. Cette situation affecte directement la santé maternelle et le développement des enfants.

Les participants cherchent à identifier des solutions durables et des mécanismes de financement innovants. L’objectif est de renforcer les programmes nationaux. Les interventions doivent être plus efficaces et mieux coordonnées sur le terrain.

Au Togo, les indicateurs de nutrition et de petite enfance montrent une amélioration. Entre 2014 et 2017, le taux de retard de croissance est passé de 27,5 % à 23,8 %. Cela traduit l’impact des politiques publiques dans le secteur. Le pays enregistre un taux d’allaitement maternel exclusif de 64,3 %. Ce chiffre est l’un des plus élevés de la sous-région, selon l’Unicef.

« Permettez-moi de souligner qu’en dépit des progrès enregistrés, des efforts restent à faire pour permettre à chaque enfant de bénéficier d’une diversité alimentaire minimale et d’atteindre son plein potentiel de développement, améliorer la nutrition maternelle », a souligné la ministre des solidarités, du genre, de la famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja.

Les travaux de Lomé doivent aboutir à des recommandations communes et à des cadres d’action renforcés. Le but est d’accélérer les progrès en matière de nutrition et de développement de la petite enfance dans la région.

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