Régulateurs ouest-africains renforcent leur coopération à Lomé

Les régulateurs des télécommunications d’Afrique de l’Ouest se sont rassemblés à Lomé le 22 avril 2026. La 23e Assemblée générale annuelle de l’ARTAO a débuté ce jour-là. Les participants ont réaffirmé leur volonté de coopérer face aux défis de la régulation. Michel Galley, directeur général de l’ARCEP Togo, a ouvert la rencontre. Il a souligné l’importance des télécommunications dans la transformation numérique des États. Ces services améliorent les prestations publiques et stimulent le développement économique.

Les régulateurs doivent garantir un environnement concurrentiel sain pour les opérateurs. Ils doivent aussi assurer la qualité et l’accessibilité des services pour les consommateurs. Selon Michel Galley, ces défis deviennent plus complexes. Aucune approche isolée ne peut y répondre efficacement. Il a appelé à une coopération régionale renforcée. Des actions concertées, comme le roaming gratuit entre certains pays, montrent déjà des résultats. Ces acquis doivent être consolidés et étendus à toute la région. Les régulateurs doivent mutualiser leurs compétences, expériences et outils. L’objectif est de bâtir une régulation harmonisée. Celle-ci doit répondre aux enjeux communs de qualité de service, de concurrence loyale et de roaming régional.

Le partage d’expériences est nécessaire, a indiqué Michel Galley. L’ARCEP-Togo s’engage à partager son approche de régulation par les données. L’institution souhaite aussi apprendre des autres régulateurs. Ce partage est un levier pour améliorer les performances du secteur. Les travaux de l’Assemblée générale ont aussi un caractère statutaire. Kader Ouro-Agoro, directeur juridique de l’ARCEP-Togo, a précisé les points à l’ordre du jour. Les participants examineront les comptes de l’institution. Ils adopteront les états financiers, le budget et le plan stratégique de l’ARTAO.

Ce plan stratégique met l’accent sur l’amélioration de la qualité de service. Chaque État a encore ses propres indicateurs et seuils. L’enjeu est d’harmoniser ces référentiels. La région doit atteindre les meilleurs standards. L’accessibilité des services est aussi une priorité. Kader Ouro-Agoro a souligné que la couverture des territoires est la base de toute transformation numérique. Il faut garantir la disponibilité du service et un coût abordable.

Au niveau national, le Togo montre des performances en amélioration. Un rapport de nPerf, plateforme internationale indépendante, place les opérateurs Yas Togo et Moov Africa Togo respectivement premier et deuxième au sein de l’UEMOA en 2025. Cela traduit les efforts de régulation du secteur. La 23e Assemblée générale se poursuit jusqu’au 24 avril 2026. Elle doit marquer un engagement renouvelé pour une régulation intégrée et impactante. Michel Galley a cité un proverbe pour résumer l’esprit de la rencontre :

Seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin.

Il a invité ses pairs à choisir une coopération renforcée pour relever les défis du numérique en Afrique de l’Ouest. Cette vision rejoint celle du président de l’ARTAO, Dr Herry Mané. L’ARTAO regroupe seize pays : ceux de la CEDEAO, de l’AES et la Mauritanie. L’association vise à renforcer la coopération entre régulateurs, harmoniser les cadres réglementaires, améliorer la qualité des services télécoms, faciliter des initiatives communes comme le roaming régional, et favoriser le développement numérique en Afrique de l’Ouest.

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